L’ironie du sort : cette injustice que les partisans d’Ennahdha ont fait subir aux jeunes il y a peu, et qu’ils dénoncent aujourd’hui

A compter du jeudi 13 janvier 2022, les restrictions sanitaires seront de retour en Tunisie dans le but de casser les chaînes de contaminations par la COVID-19. Parmi les mesures qui ont été annoncées, figurent le couvre-feu de 22h à 5h et, aussi, l’interdiction des manifestations et des rassemblements.

Au-delà des considérations sanitaires, on peut penser que les pouvoirs publics ont mûrement réfléchi avant de faire leur annonce, étant donné que l’opposition comptait manifester le vendredi 14 janvier 2022.

D’ailleurs, Jawher Ben Mbarek, qui s’est reconverti en un fervent défenseur d’Ennahdha depuis le 25 juillet 2021, l’a souligné. Il affirme que le timing des décisions est suspect. Les nahdhaouis ne pourront être que d’accord avec lui. D’ailleurs, sur leur page Facebook, ils ont renouvelé leur appel à manifester le 14 janvier 2022 dans la soirée de ce mercredi 12 janvier 2022.

La mémoire courte des nahdhaouis

Toutefois, ils ont oublié qu’ils ont fait subir aux jeunes le même traitement à l’époque de l’ancien Chef du gouvernement, Hichem Mechichi. Combien de manifestations ont-elles été tuées dans l’œuf pour “des restrictions sanitaires” ? Pourtant, à l’époque, il ne s’agissait pas de partis politiques, mais de jeunes Tunisiens qui ont voulu exprimer leur ras-le-bol du chômage, de la pauvreté, de la corruption et de la main mise des islamistes sur tout.

Aujourd’hui, le président de la République, Kaïs Saïed, ne fait pas mieux que les islamistes. Le temps nous a une fois encore prouvé que nous sommes gouvernés par une classe politique à la mémoire courte, pour laquelle tous les coups sont permis pour rester à sa place.

F. K

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