Khemiri: “Le ministre de l’Intérieur assume la responsabilité directe de la mort de Bouzayène”

Imed Khemiri, nouveau porte-parole officiel du mouvement Ennahdha a dénoncé ce qu’il appelle “le retour de la machine de l’oppression et de la tyrannie laquelle entraînera de graves effets sur la paix et la stabilité dans le pays”, tenant le ministre de l’Intérieur, Taoufik Charfeddine pour “responsable direct de la mort de Ridha Bouzayène, un militant du parti islamiste, après avoir subi une agression sécuritaire lors des manifestations du 14 janvier 2022”.
“La famille de Bouzayène ne savait pas où il se trouvait depuis le 14 janvier, et l’avait recherché dans les postes de sécurité et les hôpitaux, en vain”, a-t-il déclaré mercredi 19 janvier sur les ondes de radio Diwan FM. Ce n’est qu’aujourd’hui qu’elle a été convoquée au service de médecine légale de l’hôpital Charles Nicolle de la capitale, pour notifier son décès”.
Il a ajouté que “le ministre de l’Intérieur a engagé l’institution sécuritaire dans les tiraillements politiques, la poussant à assumer des rôles autres que ceux qui lui sont dévolus”.
“D’ailleurs, le ministre n’a aucune légitimité, tout comme le gouvernement dans lequel il travaille étant donné que ce gouvernement n’a pas gagné la confiance du Parlement”, poursuit Khemiri. Lequel a appelé les forces qui croient aux droits et aux libertés à s’unir contre toutes les formes de retour de la machine d’oppression, affirmant que le pays a connu un terrible déclin et un retour à des époques qu’on croyait avoir enterrées depuis 2011.
Rappelons qu’Ennahda a tenu dans un communiqué le président de la République, Kaïs Saïed pleinement responsable de la mort de Ridha Bouzayène, estimant que son décès était “le résultat de la politique qu’il a menée depuis le coup d’Etat du 25 juillet, et ses discours d’incitation et d’instructions, en usant de la violence contre des manifestants pacifiques”.
H.A.
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