Feu Noureddine Sammoud, une étoile qui continuera d’illuminer la scène culturelle (Vidéo)

La scène culturelle et artistique tunisienne est en deuil suite à la disparition du grand poète tunisien, Feu Noureddine Sammoud.
L’homme de lettres a tiré sa révérence, mardi 11 janvier 2022 dans sa ville natale Kélibia, au Cap Bon. Noureddine Sammoud qui s’est éteint à l’âge de 90 ans était l’auteur de plusieurs œuvres poétiques dont on cite des recueils traduits dans plusieurs langues. Il a également écrit dans tous les genres poétiques, du classique au néoclassique, de la poésie libre à la prose. A son actif, plus d’une dizaine de recueils de poésie, publiés par la Maison Arabe du Livre dans la collection ”La mémoire vivante “, dont son fameux recueil “Voyage à travers les parfums” (1969).

Feu Noureddine Sammoud ne s’est pas contenté d’exceller dans l’art de la poésie et de la littérature mais avait contribué activement à l’organisation de manifestations culturelles en Tunisie et à l’étranger. Il était le fondateur du festival de la poésie à Kélibia.
Il a fait ses études secondaires à la Zitouna à Tunis où il a décroché son baccalauréat. Puis, il a suivi ses études à l’Université du Caire avant d’obtenir une maîtrise en Lettres de l’Université Libanaise en 1969 et un doctorat d’État en 1991.
Notre poète était très productif et s’est vu décerner plusieurs prix dont le Prix de l’Université libanaise en 1959, le prix du Comité de coordination de Kairouan en 1967,  le prix d’appréciation de l’État en 1970 et le prix du meilleur hymne national de télévision en 1976.
En janvier 2018, un hommage lui avait été rendu dans le cadre de la 16ème édition du Festival de la poésie arabe de Sharjah aux Emirats arabes Unis, « pour son apport remarquable et avant-gardiste à la scène poétique arabe».
En 2017, la délégation des Affaires culturelles de Nabeul a organisé une manifestation culturelle pour lui rendre hommage.
Sammoud est parti après avoir marqué, durant des décennies, l’esprit des Tunisiens et particulièrement ses élèves et étudiants, notamment à l’Institut supérieur de théologie de Tunis et à l’Institut supérieur de la Musique de Tunis.

Ce grand Monsieur, toujours souriant, n’a cessé d’encourager les jeunes à participer au mouvement littéraire en Tunisie. Il a réussi à semer les graines de la poésie dans le cœur de sa fille, la poète Mailae Sammoud et sa petite fille, la poète Sirine Chkili. Il cherchait ainsi à leur passer le flambeau.
Noureddine Sammoud n’est pas mort car le poète ne meurt jamais !

Khawla Riahi
(Stagiaire)

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