Abir Moussi: “Dites au souverain que les jours sombres sont ceux que nous vivons aujourd’hui sous son règne”

Dans une vidéo installée sur son compte facebook, la présidente du parti destourien libre, Abir Moussi réplique au chef de l’Etat, Kaïs Saïed et au contenu de sa communication téléphonique avec le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs tunisiens, Noureddine Taboubi à l’occasion de l’anniversaire du “Jeudi noir”, le 26 janvier 1978.
“Dites au souverain (en référence à Kaïs Saïed) que les jours sombres sont ceux que nous vivons aujourd’hui sous son règne absolu sans médicaments, sans sucre, sans pétrole, sans dignité devant les peuples et sans rayonnement parmi les pays de la planète, affirme-t-elle. Dites aussi au souverain qui nous a privés de nos droits les plus élémentaires de poursuivre ses décisions illégales que les fils et petits-fils du Combattant suprême ne permettront pas que la République tunisienne se transforme en une république sur le modèle iranien et en Etat Califat. Dites-lui que nous sommes ici, inébranlables et défendrons une Tunisie libre et indépendante et notre droit à la citoyenneté. Dites-lui encore que nous attendons sa réponse au défi que lui avait lancé Ghannouchi contre ses décisions, et le lancement de la bataille de légitimité entre les institutions de ce qui reste encore de l’Etat tunisien”, conclut la présidente du PDL.

Rappelons que Kaïs Saïed a profité de la commémoration des évènements du 26 janvier 1978 pour s’entretenir hier mercredi par téléphone avec le SG de l’UGTT, Noureddine Taboubi.

Il a affirmé à l’occasion que “la Tunisie n’oublie pas ses martyrs, et que le peuple tunisien a le droit de connaître tous les faits. Même des décennies plus tard, même si certains sont encore habités par la nostalgie de ces jours sombres et les considèrent comme brillants. Tout cela malgré les centaines de martyrs tombés, et d’un grand nombre de blessés, malgré le bâillonnement des bouches et la déformation des faits et de l’histoire”, avait dit le président Saïed à Taboubi.
H.A.
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