Joe Biden a “l’intention” de briguer un second mandat en 2024

Kamala Harris, vice-présidente des États-Unis, a exercé le pouvoir suprême pendant 1h25 vendredi dernier – le temps, pour son patron Joe Biden, de subir une coloscopie. Et cette occasion risque de ne pas se représenter de si tôt pour elle. Lundi, en effet, la porte-parole de la Maison Blanche a affirmé que le président américain comptait bien concourir à un second mandat en 2024, comme l’a notamment noté le Guardian.
Jen Psaki s’est adressée à la presse à bord de l’appareil Air Force One qui transportait le président des États-Unis vers la base de Fort Bragg, en Caroline du Nord, pour y passer Thanksgiving au milieu des soldats. “Oui, c’est son intention”, a-t-elle simplement rétorqué à la question qui lui avait été formulée à ce propos.
*Par défaut
La perspective d’être un président au mandat unique flotte autour de Joe Biden depuis sa campagne. Son âge – il a aujourd’hui 79 ans – qui a déjà fait de lui le vainqueur le plus âgé à une présidentielle américaine, les interrogations autour de sa santé, ses bourdes, le manque d’enthousiasme autour d’une victoire dont de nombreux observateurs ont estimé qu’elle tenait surtout au rejet de son rival, le sortant Donald Trump, et la popularité médiatique de sa vice-présidente Kamala Harris: les facteurs étaient nombreux pour nourrir la rumeur publique. Joe Biden a donc choisi d’y couper court à travers cette communication officielle.
La conjoncture politique n’est pourtant pas idéale pour lui. Les difficultés liées à la politique intérieure et plus encore la reprise de l’Afghanistan par les talibans sitôt le retrait des troupes américaines achevé lui sont largement imputées et ont envoyé son crédit auprès de l’opinion par le fond. D’après un sondage paru le 14 novembre dernier dans le Washington Post, seuls 40% des Américains approuvent son action.
*Trump en embuscade
C’est peu, certes. Seulement voilà, c’est toujours mieux que l’écho renvoyé par le grand public au travail de Kamala Harris. Selon une enquête d’opinion, publiée cette fois par USA Today, elle ne récolte l’assentiment que de 28% de la population. La gestion de la politique migratoire – que Joe Biden lui a déléguée – est jugée durement par les observateurs et ses interventions lors d’élections partielles récentes n’ont pas permis d’empêcher la défaite des candidats du Parti démocrate. Des échecs qui ont terni son aura politique et ne la mettent pas en position de faire de l’ombre à son supérieur qui peut, dès lors, rêver être reconduit dans ses fonctions.
Il lui faudra toutefois, pour ce faire, supplanter le prétendant républicain lors de l’échéance de 2024. Donald Trump tend déjà son embuscade.
(BFMTV)
Lire aussi
commentaires
Loading...