Des organisations et associations s’interrogent sur les raisons de la suppression du ministère des Affaires locales

Plusieurs associations et d’organisations nationales ont pressé la présidence de la République de clarifier sa vision et sa stratégie par rapport au dossier de l’autorité locale et la considérer parmi les priorités sur lesquelles il faut travailler, exigeant de la détermination sur la voie de la décentralisation
Dans un communiqué commun, ces organisations et associations se sont interrogées sur la raison de la suppression du ministère des Affaires locales, du transfert de ses compétences et du rattachement de ses structures au ministère de l’Intérieur.
“Le décret présidentiel se caractérise par une vision floue sur la voie de la décentralisation en Tunisie, qui connaît de nombreux défis plus de trois ans après  les premières élections municipales”, lit-on dans ce communiqué.
Les signataires du communiqué soulignent la nécessité d’adopter une approche participative, d’adhérer à la transparence et à un plan de communication clair pour assurer une participation effective et sérieuse de toutes les parties concernées par l’autorité locale à l’instar des élus locaux, des composantes de la société civile, des citoyens et citoyennes.
Ils estiment également que la décentralisation a représenté et représente encore une opportunité de parvenir à un développement équitable entre les différentes parties, et c’est un cadre pour la pratique effective de la démocratie participative, indiquant que l’évaluation du processus doit être objective en analysant toutes ses forces et faiblesses et l’étendue de la contribution de chaque partie à son succès.
Les organisations et associations se sont déclarées prêtes à contribuer en soumettant des propositions concrètes pour garantir le droit du citoyen à bénéficier de bons services de proximité et d’un réel développement local.
Parmi les associations et organisations signataires, on signale l’observatoire Bawsala, l’Association tunisienne pour la gouvernance locale, l’Association tunisienne des urbanistes des villes, le Forum tunisien des droits économiques et sociaux, la fédération  nationale des municipalités tunisiennes, le réseau des observateurs, et le Syndicat national des journalistes tunisiens.
H.A.
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