Les agressions policières à l’Avenue Bourguiba dénoncées par le mouvement “Manech msalmine”

L’activiste Wissem Sghaïer, du Mouvement “Manech msalmine” (Nous ne lâcherons rien), a dénoncé les “violentes agressions” policières perpétrées, mercredi, à l’avenue Habib Bourguiba, contre les journalistes, présents sur les lieux, et les manifestants qui réclamaient toute la vérité sur les assassinats politiques.

Joint, jeudi, par l’agence TAP, Wissem Sghaïer, a ajouté que ces pratiques répressives “mettent en péril les droits et les libertés” et sont “contraires” avec les déclarations du président de la République sur la protection effective des droits et des libertés.

Il a qualifié de “barbares” les violences policières commises, pendant le sit-in, contre les manifestants, les journalistes, les reporters et même des passants. “Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène et agressé physiquement les manifestants, les pourchassant même dans les rues avoisinantes”, a-t-il ajouté.

L’activiste a indiqué que les policiers ont “justifié leurs actes” par “la situation épidémiologique et l’obligation de respecter les protocoles sanitaires”.

Il s’est dit étonné d’entendre ces “justifications” alors que “les activités sportives, culturelles et les cérémonies de mariage se poursuivent normalement”.

Par ailleurs, Wissem Sghaïer a expliqué que l’objectif de ce mouvement de protestation qui coïncide avec le sit-in hebdomadaire réclamant la vérité sur les assassinats politiques, est de rouvrir de nouveau le dossier de l’affaire des martyrs Chokri Belaïd et de Mohamed Brahmi et de l’examiner scrupuleusement. “Ce dossier a été délaissé pendant des années par un juge suspecté d’être impliqué dans des crimes judiciaires et affaires de corruption”, a-t-il regretté.

Il a, d’autre part, précisé que le mouvement “Manech msalmine”, initié par un groupe de jeunes au lendemain de l’annonce, le 25 juillet dernier, des mesures exceptionnelles par le président Kaïs Saïed, est un mouvement social s’intéressant essentiellement aux questions qui préoccupent l’opinion publique tunisienne.

 

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