Le SNJT dénonce les violentes agressions sécuritaires contre les journalistes

Le Syndicat national des journalistes tunisiens a dénoncé les attaques sécuritaires survenues contre les journalistes, aujourd’hui mercredi 1er septembre sur l’avenue Habib Bourguiba “qui représentent un sérieux déclin de la réponse sécuritaire aux journalistes de terrain lors de leur couverture des mouvements de protestation, et une indication dangereuse d’un recul sur la voie suivie par les journalistes vers la liberté”.
Dans un communiqué, le SNJT exprime son rejet des violentes attaques sécuritaires contre les journalistes lors de leur couverture ce soir d’un mouvement de protestation pour exiger la divulgation de la vérité sur les assassinats politiques, et ce à l’avenue Habib Bourguiba, au centre de la capitale.
Il dit avoir examiné les attaques sur le terrain, et avoir amplement vérifié que les agents de sécurité empêchaient délibérément les journalistes de travailler et les agressaient pendant qu’ils effectuaient leur travail.
Le SNJT appelle à cet effet le président de la République à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la liberté du travail de la presse et la protection des journalistes, dénonçant “le retour à l’usage de la violence sécuritaire contre les manifestants pacifiques, ce qui suggère le retour des méthodes de l’ancien régime et du régime de la troïka (le gouvernement des partis Ennahdha, Ettakatol et CPR, de 2011 à janvier 2014) hostiles à la liberté d’expression et de réunion.
Dans ce contexte, il a demandé au ministère de l’Intérieur d’ouvrir une enquête sur les attaques contre les journalistes et de condamner publiquement et clairement les agressions dont ont été victimes les journalistes de terrain.
H.A.
Lire aussi
commentaires
Loading...