Le niet des partis politiques à Kaïs Saïed

L’inquiétude de la société civile et des observateurs de la scène politique est papable au sujet du flou dans lequel la Tunisie baigne depuis le 25 juillet 2021, malgré tout l’espoir que l’opération Mains Propres a suscité.

Cinq composantes de la scène politique (Courant Démocratique, Parti des Travailleurs, Afak Tounes, Atakatol et Al Joumhouri) ont exprimé, ce mardi 14 septembre 2021, leur inquiétude de voir cette situation floue et incertaine se poursuivre. Dans un communiqué commun, ils ont fait part de leurs revendications :

“Nous refusons catégoriquement les appels à la suspension de la Constitution. Le président de la République doit respecter ses engagements vis-à-vis des Tunisiens en respectant la Constitution sur laquelle il a prêté serment”

“Nous rejetons la concentrations des pouvoirs et les décisions unilatérales. Nous sommes étonnés de voir la vacances du pouvoir au niveau du gouvernement se poursuivre. Ainsi, il faut charger un chef de gouvernement de former une équipe compétente et impartiale, capable de satisfaire les revendications sociales et économiques des citoyens, tout en apportant des solutions à la crise financière du pays”

“Nous dénonçons les violations des droits et des libertés, notamment la liberté d’expression, de circulation. Nous dénonçons le passage des civils devant la justice militaire et le fait qu’une seule opinion soit exprimée dans les médias. Le président de la République assume la responsabilité de tout ceci”

“Les forces civiles, politiques, sociales et démocratiques poursuivent leurs concertations pour protéger la démocratie contre la corruption. L’objectif est également de mettre fin à ce flou […]”

“Nous refusons toute initiative individuelle visant à imposer un processus au pays. Nous tenons au dialogue en tant que seul moyen de gérer la chose publique dans le cadre de la démocratie”

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