Kaïs Saïed : espérons, au moins, que c’est un “dictateur éclairé ” à la Platon !

La président de la République, Kaïs Saïed, a pris sa décision et semble-t-il, est incontestable à ses yeux. Selon un communiqué publié par la présidence de la République ce mercredi 22 septembre 2021, le président de l’ARP (Assemblée des Représentants du Peuple), Rached Ghannouchi, sera privé de ces privilèges et de son salaire. Idem pour les députés gelés.

Le Chef de l’État a également annoncé que des dispositions exceptionnelles seront appliquées en vue d’assurer la continuité du pouvoir exécutif. “Le travail se poursuivra sur la base de la Constitution, des articles 1 et 2 et de toutes les dispositions constitutionnelles qui ne vont pas à l’encontre des dispositions transitionnelles”, peut-on encore y lire.

Il existe, tout de même, un élément central et qui peut inquiéter : la Constitution ne sera plus la source des lois et des décisions. Cela peut présenter des risques à bien des égards. D’ailleurs, c’est dans ce même contexte que Carthage a fait part de l’ensemble des décrets et des décisions qui constitueront, dorénavant, la base des actions de Kaïs Saïed pour la prochaine période. Ce serait une sorte de “Constitution” improvisée. Les dispositions spécifiques annoncées depuis le 25 juillet dernier étaient plus que les bienvenues. Seulement, on frôle, aujourd’hui, les bavures autoritaristes.

Il est clair que le président de la République compte en finir avec la Constitution de 2014 pour préparer le terrain à la troisième République. Là encore, c’est une bonne chose car l’ancien régime post-2011 a affamé les Tunisiens et a appauvri le pays. Néanmoins, cela ne doit pas devenir un cauchemar pour les citoyens.

Espérons, en tout cas, qu’il ne s’agit que d’un despotisme éclairé qui opère pour le bien de la Tunisie et des Tunisiens.

F. K

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