Forum de l’Officine : Le contrôle pharmaceutique et économique, au cœur de cette deuxième journée

La deuxième journée du 4ème forum de l’Officine qui se déroule les 24 et 25 septembre à Tunis, a été une occasion d’évoquer deux sujets aussi importants que sensibles, relatifs à la profession de pharmacien.  Le premier s’intitule « L’officine et la loi du commerce », tandis que le deuxième thème a permis de faire la lumière sur « la préparation à la retraite du pharmacien d’officine ».

Chedly Fendi, ancien président du CNOPT a déclaré que le premier sujet a été choisi suite à la détérioration des relations entre le corps pharmaceutique et le ministère du commerce. La raison ? Un antagonisme entre le contrôle pharmaceutique et économique.

Fendi a expliqué dans ce contexte : « Nous avons remarqué au niveau des structures, avant même l’avènement du Coronavirus, que les pharmaciens ne connaissaient pas cette loi et ignoraient pas conséquent, leur obligation vis-à-vis de celle-ci. Ils croyaient qu’ils dépendaient uniquement des textes réglementaires régissant la profession pharmaceutique. Le ministère du commerce lui-même ne s’intéressait pas aux pharmaciens qui ne faisaient pas partie de ses priorités en termes d’inspection essentiellement». Et il a ajouté sur la même lancée : « Puis vint le Coronavirus et l’homologation du prix du gel alcoolique et des masques lavables. A partir de cette période, les relations entre les pharmaciens et le ministère s’est tendue, suit à des inspections assez musclées faites par le ministère le lendemain de l’homologation de ces deux produits ».

Selon le responsable, ces tensions sont dues à deux raisons principales : «D’abord, les pharmaciens n’ont pas l’habitude d’être inspectés par un autre corps que celui relatif à son propre corps. Ensuite, les inspecteurs du commerce leur ont manqué de respect, en oubliant qu’ils avaient face à eux non pas des commerçants ordinaires, mais des docteurs d’Etat en pharmacie. Tout cela a été accompagné, de déclaration publications qui ont finit par remonter l’opinion publique contre les pharmaciens et qui mettaient parfois en danger leur intégrité physique » a-t-il expliqué.

De son coté, Afef Hajri, représentante du ministère du commerce a tenu à éclaircir quelques points comme le fait que les médicaments sont soumis à deux lois fondamentales qui touchent à l’ensemble des corps de métiers dont les vendeurs en détails et en gros, et pas spécifiquement aux  pharmaciens.

« Il s’agit de  la loi 69 du 12 août 2009, relative au commerce de distribution, ainsi que la loi n° 2015-36 du 15 septembre 2015, liée la réorganisation de la concurrence » a précisé Mme Hajri qui a avoué au passage, l’erreur commise par certains inspecteurs, non habitués à effectuer de contrôles de ce type et qui ont parfois manqué de respect aux pharmaciens ou fait des excès de zèle . « Toutefois, il ne faut pas généraliser car la plupart des inspecteurs ont réalité leur travail avec rigueur professionnalisme » a-t-elle martelé.

La deuxième partie du panel a permit à des intervenants comme Naceur Mrabet, Directeur Affiliation et comptes cotisants à la CNSS, d’expliquer les différentes procédures de cotisations sociales concernant le corps des pharmaciens pour qu’ils puissent préparer leur retraite dans les meilleures conditions.

 

 

 

Travail journalistique : Samy Ben Naceur
Réalisation et montage : Riadh Sahli

 

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