L’UGTT dénonce les augmentations des prix, et considère la suppression de la compensation “une déclaration de guerre”

Dans un communiqué publié lundi soir, le bureau exécutif élargi de l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) exprime son rejet de ce qu’il considère une politique libérale et des choix impopulaires et antisociaux suivis par le gouvernement, et sa soumission au diktat du Fonds monétaire international (FMI) dans une absence totale de tout programme ou stratégie pour sauver le pays de la situation où il est tombé.
L’UGTT qualifie ces politiques de “sauvages” qui laissent la Tunisie dans une position dépendante comme l’avait exprimé le ministre des Finances à de nombreuses reprises devant les milieux étrangers, ignorant le droit des Tunisiens à l’information et le devoir de respecter le dialogue social et le principe de partenariat, et faisant valoir ces principes auprès de puissances étrangères au dépens du peuple.
Elle a mis l’accent sur son rejet de ce qui est prévu concernant la suppression des subventions, mettant le gouvernement en garde contre la persistance de ces politiques.
“Poursuivre dans la voie de cette suppression représente une déclaration de guerre contre le peuple que nous ne pouvons ni taire ni tolérer vis-à-vis de tous ceux qui en sont responsables”, peut-on lire dans le communiqué.
 La centrale syndicale a, par ailleurs, condamné les mesures injustes décidées par le gouvernement d’augmenter les prix de plusieurs produits de première nécessité,

renouvelant son appel à réviser la politique des prix et son adhésion à la suspension de la hausse des prix et à la prise de mesures strictes contre la contrebande, les monopoles et les lobbies commerciaux.

*Détermination à supprimer la déduction au titre de la contribution de solidarité
L’UGTT a appelé à revaloriser la subvention accordée aux familles nécessiteuses, et le salaire minimum garanti (SMIG), invitant à mettre immédiatement à exécution l’accord conclu concernant le lancement des négociations dans la fonction publique et le secteur public dans leurs aspects financiers et réglementaires, et à la mise en œuvre des accords du 20 octobre 2020 sur les ouvriers des chantiers, et du 6 février 2021 sur les revendications des secteurs, en publiant les textes afférents.
La centrale syndicale renouvelle enfin sa détermination à supprimer la déduction au titre de la contribution sociale de solidarité.
H.A.
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