Après Bill Gates, le patron d’Amazon Jeff Bezos se lance dans le nucléaire

Après Bill Gates, c’est au tour Jeff Bezos de se lancer dans le nucléaire. Le patron d’Amazon soutient un projet de fusion d’hydrogène particulièrement disruptif.
Le nucléaire nouvelle tocade des milliardaires? Depuis près de quinze ans, Bill Gates finance TerraPower, une entreprise américaine qui vise à produire des réacteurs de taille réduite de 200 à 300 mégawatts, six à huit fois moins puissant qu’un EPR. Cette fois, c’est Jeff  Bezos qui se lance. Mais pas sur le même créneau que le fondateur de Microsoft. Le patron d’Amazon ne vise pas le marché des réacteurs SMR (small modular reactors) mais celui de la fusion de l’hydrogène. Encore expérimentale, cette technologie vise à produire de l’électricité en liant les atomes entre eux et non en les cassant comme c’est le cas pour la fission nucléaire.
Si elle se réalise, la fusion pourrait à terme devenir le cauchemar des écologistes car contrairement à la fission, elle ne produirait pas de déchets hautement radioactifs. On y est encore très loin, mais Jeff Bezos, en indécrottable optimiste, y croit dur comme fer. L’homme le plus riche de la planète soutient la start-up canadienne General Fusion. Et hier, cette entreprise a annoncé qu’elle construirait une centrale de démonstration à Culham à l’ouest de Londres, là où se trouve le programme de recherche britannique sur la fusion nucléaire. La construction débuterait l’an prochain et entrerait en phase opérationnelle en 2025.
(Challenge)
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