Suspension et diabolisation d’Anis Moraï : pourquoi un tel acharnement ?

L’émission dans Le Vif du Sujet du vendredi 16 avril 2021 sur RTCI (Radio Tunis Chaîne Internationale) a beaucoup fait parler d’elle. Et pour cause, comme nous le savons : l’échange tendu entre l’animateur Anis Moraï et son invitée du jour, Docteure Samar Sammoud. Depuis, le journaliste a été suspendu suite à une décision prise par la direction de la radio le temps que l’enquête qui a été ouverte soit achevée.

Il est clair que notre confrère a commis une erreur lorsqu’il s’était adressé, de la sorte, à la Professeur Samar Sammoud. Toutefois, ce qui est regrettable, est l’acharnement dont il a fait l’objet. Anis Moraï, suite à cet incident, s’est excusé auprès de la praticienne – que nous respectons également et nous considérons qu’elle a été atteinte d’une certaine manière -. Il s’est même excusé publiquement. Malgré cela, notre confrère a été traité de tous les noms.

C’est devenu une mode en Tunisie : dès que quelqu’un commet une gaffe, tout ce qu’il a fait avant est jeté aux oubliettes et on se concentre sur ce qui peut enfler la polémique et provoquer des débats stériles. Comme nous l’avons souligné, notre confrère Anis Moraï a bel et bien commis une erreur en s’adressant à son invité d’une telle manière en plein direct. Il est clair que la Professeure Sammoud a été atteinte et qu’elle a subi un traitement qu’elle ne méritait pas. Seulement, il faut savoir, comme nous l’avons dit, qu’Anis Moraï a présenté ses excuses. Certains se sont permis de remettre en question sa compétence et son sérieux, ce qui est regrettable. C’est un confrère. Il s’est trompé, c’est indéniable, mais il a eu le courage de reconnaître son erreur. Il est important d’éviter les polémiques inutiles et de garder un minimum de respect. De plus, la Tunisie traverse une situation difficile. Dans ce contexte, les journalistes doivent rester unis pour informer, dans la transparence, les Tunisiens au lieu de se déchirer entre eux.

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