Faut-il privatiser les entreprises publiques en difficultés ? L’avis de Tarak Cherif, président de la CONECT

Les entreprises publiques traversent une très mauvaise passe et c’est le budget de l’État qui assume, à bien des égards, cette crise qu’elles subissent. Ce n’est pas un secret. Certains appellent à privatiser certaines entreprises, d’autres prônent plutôt pour une restructuration.
Le président de la CONECT (Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie), Tarak Cherif, est revenu sur le sujet dans une déclaration accordée à Réalités Online en marge du 23ème Forum International de Réalités. « On ne peut pas généraliser. Il faut traiter la question au cas par cas. Pour Tunisair, c’est un domaine délicat et si l’on n’a pas la bonne gouvernance, on risque de perdre beaucoup d’argent », a-t-il déclaré.
Plusieurs pays comme les États-Unis, selon Tarak Cherif, se sont désengagés de l’activité aéronautique. Ce sont, en effet, des activités capitalistiques qui requièrent une gouvernance forte. Il s’agit, surtout, d’un problème de gestion. Tarak Cherif rappelle que l’État a déjà vendu 4 cimenteries et que ces dernières se portent très bien aujourd’hui : elles embauchent, elles investissent et elles exportent. « Il faut être pragmatique. Les situations de monopole doivent cesser car elles ne sont profitables à personne. Pour les banques, on n’est pas obligé d’en avoir 3 qui sont étatiques. On peut en fusionner […] Une réflexion doit être menée. […] Dans certains secteurs, la présence de l’État n’a pas lieu d’être », a encore déclaré le président de la CONECT. Retrouvez l’intégralité de son intervention dans la vidéo ci-dessous.

  • Travail journalistique : Fakhri Khlissa
  • Réalisation et montage : Riadh Sahli

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