Sami Bouajila remporte le César du meilleur acteur

L’acteur Sami Bouajila a remporté le césar du meilleur acteur aux César 2021 pour son rôle (Farès) dans ” Un Fils “, coproduction tuniso-française réalisée par Mehdi Barsaoui.

Ce prestigieux prix cinématographique est décerné par l’Académie des César qui récompense les meilleures œuvres du Cinéma Français. Sami Bouajila succède ainsi au franco-marocain Roschdy Zem primé en 2020.

Le César du meilleur acteur est le second César pour l’acteur tuniso-français après avoir été primé, en 2008, du césar du meilleur second rôle (Mehdi) dans ” Les Témoins “, film dramatique français réalisé par André Téchiné (2007).

Les César du Cinéma sont des récompenses qui sont organisées annuellement à Paris par l’Académie des Arts et techniques du cinéma avec pour mission de ” mettre en avant la diversité et la créativité du cinéma français”.

Le palmarès complet des César 2021 a été dévoilé, le vendredi soir 12 mars, à l’Olympia à Paris. Pour cette 46ème édition cérémonie des César, l’Académie a attribué sa plus haute récompense à ” Adieu les Cons ” d’Albert Dupontel, lauréat du meilleur film et 6 autres César.

Pour son rôle dans le même film (Un fils), Sami Bouajila a récemment remporté le Lumière du meilleur acteur de la 26e édition des Lumières de la presse internationale, l’équivalent français des prestigieuses récompenses américaines “Golden Globes”.

” Un fils ” est un long métrage de 96′ dont le tournage a eu lieu à Tataouine dans le Sud Tunisien. Il est coproduit par Cinétéléfilms (Tunisie) et Dolce Vita Films (France). Depuis sa distinction à Venise où il eu le prix de la meilleure interprétation masculine, décerné à Sami Bouajila, le film ne cesse de cumuler les nominations et les distinctions.

Le spectateur découvre un récit sur la Tunisie dans un film qui surfe sur les vagues de la révolution et les dégâts du renversement du régime en Libye. Une fiction qui revient sur un chapitre important d’une partie du monde au cœur de la tourmente, une Afrique en proie à la corruption, au trafic humain et à la notion perdue d’humanité.

Le réalisateur prend pour toile de fond, la petite histoire de Fares (Sami Bouajila), sa femme Mariem (Najla Ben Abdallah) et leur fils Aziz (Youssef Kemiri), 11 ans.

Pour son premier long-métrage, le réalisateur Mehdi Barsaoui livre une œuvre cinématographique quelque part originale dans son traitement. Une fiction qui mêle l’expérience personnelle et humaine du couple à une réalité sociale et politique de la Tunisie au carrefour des Chemins.

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