COVID-19 : un an après le 1er cas positif en Tunisie, quelles leçons à tirer ?

Il y a un an, jour pour jour, la Tunisie a enregistré son premier cas positif, infecté par la COVID-19. C’était un Tunisien, ayant voyagé vers la Tunisie à bord d’un bateau. Gafsa a été parmi les premiers gouvernorats à être touchés par le virus. Au fil des semaines, face à un virus dont on ignorait presque tout – scientifiques, pouvoir public et citoyen -, c’était la panique et l’incertitude.
Le monde a été contraint de se confiner. Près de 3,5 milliards de personnes sont restées confinées chez elle. En Tunisie, aussi, un confinement général a été instauré. Face à cette première vague de la COVID-19 qui a semé la mort, notre pays s’est montré – à l’époque – très réactif, ce qui a permis de sauver tant de vies. Il faut rendre à César ce qui est à César : le département de la Santé, conduit par l’ancienne ministre Sonia Ben Cheikh, a accompli un travail colossal en matière de prévention. Le gouvernement d’Elyes Fakhfakh a pris la relève par la suite. Que ce soit sur le plan social, sanitaire ou économique, il s’en est bien sorti, à bien des égards. La preuve : un nombre de décès extrêmement limités, voir nul pendant des jours. Il en allait de même pour les contaminations.
Un an plus tard, la situation sanitaire a pris de nouvelles ampleurs. Même si une stabilisation relative est actuellement constatée, on ne peut que déplorer le nombre important de morts liées à la COVID-19 – plus de 8000 -, la stratégie incertaine de lutte contre la maladie menée par les pouvoirs publics et l’état déplorable de la santé public.
Aujourd’hui, aucun vaccin, hormis ceux qui ont été acheminés vers Carthage en cachette, n’est parvenu à la population tunisienne. La guerre contre la COVID-19, la pauvreté et l’insécurité se poursuit. Or, pour la mener et la remporter, nous avons besoin de dirigeants honnêtes, sérieux et patriotes, ce qui n’est pas encore gagné.

F. K

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