Mission Perseverance : la première vidéo diffusée sur internet était fausse !

Au lendemain de l’atterrissage du Rover Perseverance sur la planète Mars, une vidéo publiée sur internet a enregistré des millions de vues. Il ne s’agissait pourtant que d’une supercherie.
Plus de cinq millions d’internautes se sont extasiés ces derniers jours sur une vidéo présentée comme les premières images et la première prise de son du robot Perseverance arrivé le 18 février sur la planète Mars. Une vidéo intitulée « Amazing Mars » (N.D.L.R., Incroyable Mars) et dévoilant un panorama de la planète rouge, accompagné de bruits de vent et d’une sonorité spatiale un peu inquiétante.
Problème, cette présentation de la terre ocre, des roches et des dénivelés désertiques ne proviennent pas de Perseverance. En effet, un petit plaisantin s’est empressé de publier sur internet une vidéo vieille de deux ans et réalisée par la sonde Curiosity (arrivée sur Mars en 2012), à laquelle une bande sonore a été ajoutée.
Si nombre d’internautes s’y sont laissé prendre, d’autres ont rapidement mis à jour la supercherie. Tout d’abord, la sonde précédente n’était pas équipée de microphones et se trouvait par conséquent incapable de capter le moindre son.
Par ailleurs, sur la vidéo présentée, des traces de chenilles apparaissent sur la poussière du sol martien, signe que le robot s’est déplacé. Or, quelques heures après son atterrissage, Perseverance n’avait pas bougé de son emplacement.
En outre, dans les toutes dernières secondes de la vidéo, un nom apparaît sur l’un des éléments du robot. Et celui-ci n’est autre que celui de « Curiosity ».
Et pour finir, la publication internet a été réalisée à 6 h 34 du matin, alors que Perseverance n’avait pas encore atteint Mars.
En dépit de cette supercherie initiale, d’autres vidéos et photographies de la planète rouge devraient prochainement apparaître, ainsi que des enregistrements sonores. Le robot de la Nasa est en effet équipé de caméras et microphones d’une qualité exceptionnelle, lesquels permettront d’en savoir un peu plus sur cette planète qui fascine notre imagination depuis des décennies.
(Ouest-France)
Lire aussi
commentaires
Loading...