l’appel de la dernière chance

 « Le véritable progrès démocratique n’est pas d’abaisser l’élite au niveau de la foule,
mais d’élever la foule vers l’élite. »

Gustave Le Bon

Nous sommes à un carrefour de notre histoire, où deux directions s’offrent à nous : Aller dans la direction d’un meilleur vivre ensemble pour construire notre développement et approfondir notre démocratie ou faire de notre pays une terre de production de misère, par nos confrontations, notre division et notre haine.
Aujourd’hui c’est clair et il n’est nullement besoin d’aller chercher ailleurs, la cause de notre mal est solidement enracinée dans nos politiques, du fait de vouloir tout confisquer : les honneurs, les postes, la pensée, la vérité, l’histoire, le droit et les richesses.

Guerre des présidents au sommet de l’Etat
Rien ne va plus au sommet de l’Etat, entre le président de la République et le Président du Parlement, ils auront beau démentir, ils auront beau faire semblant mais en réalité rien ne va plus entre ces deux présidents qui prétendent nous protéger.Ils ont fait cette fois-ci le choix de la confrontation et ont préféré le chemin de l’escalade et tant pis pour les Tunisiens qui doivent attendre que les grands se départagent et si rien n’est fait pour calmer cette frivolité, la Tunisie pourrait basculer dans le chaos et la stabilité du pays pourrait être compromise, ce qui est certain, c’est que plus rien ne sera plus comme avant ?

La Tunisie connaît un grave “désordre »
Les institutions sont mises à mal, l’ambiance au sein du gouvernement est sens dessus dessous, les principes qui organisent notre pays depuis des décennies sont complétement bafoués et dans tous les domaines, c’est un moment très lourd pour le pays, c’est comme si tout le monde, y compris les trois présidents et leurs dépendants, se sont passé le mot de «devoir casser ce qui reste du pays, à n’importe quel prix »!

Soyez vigilants devant ces politiques
Ce qui est certain c’est que plus rien ne sera comme avant, j’appelle aujourd’hui les Tunisiens dont particulièrement l’élite politique et intellectuelle qui, à mon avis, assume une responsabilité particulière dans la crise que connait notre pays en raison de son manque de conscience de la gravité de la situation et de son manque manifeste d’esprit de sacrifice et parfois même de par son incapacité à placer l’intérêt national au-dessus de l’intérêt d’un parti ou de considérations personnelles.

Je voudrais à cette occasion rendre un hommage appuyé à tous ces jeunes qui refusent de se résigner à la misère, et se battent pour changer le cours de leur existence et je ne manquerais jamais de m’incliner devant ceux qui ont perdu la vie dans cette aventure pour l’instauration d’une société unitaire, d’une république démocratique, pluraliste, équitable, impersonnelle, forte et irréprochable.
Il est impératif et urgent de mettre en place des mécanismes et programmes efficients pour assurer une participation efficace des compétences tunisiennes, toutes spécialités confondues, au développement du pays et pour tirer profit de leur savoir faire.
Nous devons tous avoir une haute idée de notre pays,  qui vit aujourd’hui une crise gravissime à tous les niveaux : politique, sécuritaire, économique  et social, nous devons tous contribuer à son rayonnement dans le monde, c’est cela notre chance et notre fierté d’être Tunisien, nous devons créer « un rêve Tunisien! »
Nous devons prendre notre destin en mains et écrire nous-mêmes notre histoire, voter aux élections ou se porter candidat constituent des moyens officiels mais il est aujourd’hui indispensable de participer de manière informelle, en se tenant avisé de l’évolution des affaires publiques.
Un peuple vaut ce que vaut son élite! et quand cette élite ne partage plus les préoccupations de son peuple c’est la misère totale qui nous attend.
J’appelle à la constitution d’une vraie conscience tunisienne guidée par l’ensemble des citoyens considérés comme les plus remarquables par leur qualité, une élite intellectuelle et politique, digne de ce nom.
Aujourd’hui les tunisiens sont fatigués par ces gesticulations politiciennes et hurlent leur ras-le-bol à la classe politique, sclérosée et corrompue ils ont le sentiment d’être trahis par les leurs.

L’appel de la dernière chance
Je lance cet appel pressant de la dernière chance parce que cette élite politique et intellectuelle assume une part de responsabilité dans la crise que connait notre pays et ce en raison de son manque de conscience de la gravité de la situation et du manque manifeste d’esprit de sacrifice.

Je voudrais à cette occasion rendre hommage et m’incliner devant ceux qui ont perdu la vie dans cette aventure pour l’instauration d’une société unitaire, d’une république démocratique, pluraliste, équitable, impersonnelle, forte et irréprochable.
Aujourd’hui, je tiens à lancer cet appel « avant qu’il ne soit trop tard ». Le moment est venu pour prendre notre destin en main et écrire nous-même notre histoire.

Vive la Tunisie, vive le peuple tunisien.

                                  *M.K Architecte

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