La LTDH condamne “l’agression” et “la torture” des manifestants arrêtés

Jamel Msallem, le président de Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme, a déclaré à Réalités Online que depuis 14 janvier dernier des manifestations sont entamées dans les gouvernorats de Séliana et Sousse, et des exactions de masse et nombreuses infractions ont eu lieu durant ces évènements chauds. « Selon les données enregistrées par nos observatoires, qu’on a créés pour couvrir ces manifestations et ces exactions aux centres policiers et les moyens du transport public et privé, 1600 exactions ont été constatées. Plus de 30% des auteurs de ces exactions sont des mineurs.

Grâce à nos bureaux à travers le pays, aux avocats et aux proches de personnes arrêtées, on a remarqué qu’un bon nombre d’entre eux ont été des victimes d’agression matérielle et de torture dans les centres de détention. ). “On a déjà mentionné cette donne lors de notre dernière conférence de presse. Les arrestations doivent être organisées selon la charte de Droit de l’Homme et des lois”, déclara-t-il.

La loi n°5 exige la présence d’un avocat durant l’investigation. Le détenu doit être diagnostiqué par un docteur pour savoir s’il y a des dommages corporels. Il a ajouté que le détenu ne doit pas confesser ou reconnaître sous la pression de la torture et de l’agression. “Par la torture, ils ont été obligés de décrire les personnes qui ont participé aux manifestations et donner ses noms et prénoms”, dit-t-il.

Le président de la Ligue a confirmé, par la suite, que la torture et l’agression de personnes arrêtées violent les valeurs de la démocratie et les valeurs de la police de la République. Les régimes dictatoriaux, poursuit-il, ont eu recours à ces outils pour terroriser ses opposants politiques. Il a donné l’exemple d’un jeune homme originaire du gouvernorat de Monastir dont les parties génitales ont été sérieusement atteintes à cause de la torture. “On a déposé ce dossier chez (auprès du) le ministère de l’Intérieur en attendant une réponse claire afin de mettre un terme à ce genre des crimes contre l’Humanité. On a déposé ce dossier auprès du ministère de l’Intérieur en attendant une réponse claire afin de mettre un terme à ce genre des crimes contre l’Humanité”, a-t-il ajouté.

A noter qu’une conférence de presse a été organisée jeudi 4 février 2021 au siège de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme pour souligner les violations des Droit de l’Homme durant les exactions, suite aux émeutes qui s’étaient déclenchées le mois de janvier dernier, et aussi la propagation du phénomène de la torture et l’agression matérielle aux centres de détention.

Malik Arif, stagiaire

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