Vaccin de Pfizer, un bon choix pour la Tunisie ? Ces faits importants qui doivent être pris en compte

Comme de nombreux autres pays, la Tunisie va se procurer le vaccin contre la COVID-19 qui a été développé par le laboratoire américain Pfizer. Au total, pas moins de 2 millions de doses devraient être acheminées vers la Tunisie dans un premier temps au courant du second trimestre de 2021, voire avant février 2021.
Pfizer, bien entendu, n’est pas le seul laboratoire. Il existe Moderna, BioNTech, Sinopharme (Chine) et bien d’autres. S’agit-il du meilleur choix ? Sans entrer dans des considérations jugées « complotistes » ou que sait-on encore, il convient de rappeler certains faits qu’il faut prendre en considération à propos de Pfizer.

Une amende record de 2,3 milliards de dollars pour, entre-autres, des effets secondaires d’un médicament

Le laboratoire, à plusieurs reprises, a été impliqué dans plusieurs scandales qui n’ont eu de cesse de ternir son image au fil des années. Il y a, surtout, l’amende historique de 2,3 milliards de dollars qu’il a dû verser en septembre 2009 pour des pratiques commerciales frauduleuses. C’était la plus grosse amende qu’un laboratoire pharmaceutique a payée, infligée par la Justice américaine. L’affaire portait sur un anti-inflammatoire du nom de Bextra. Il a été retiré du marché américain en 2005 pour des effets secondaires dangereux, notamment au niveau cardiaque. Plus encore, dans le cadre de la même affaire, Pfizer a été poursuivi en Justice pour des pratiques commerciales abusives concernant trois traitements : le Zyvox (infections bactériennes), le Geodon (troubles bipolaires et schizophrénie) et le Lyrica (troubles nerveux).

Effets secondaires, financements suspects de politiques…

Pfizer est aussi l’inventeur du fameux Viagra – ou la pilule de l’amour selon les plus sarcastiques -. Le laboratoire aurait, en fait, fais des essais sauvages au Nigeria. Toujours dans ce même pays, la société a fait l’objet d’une plainte déposée par l’État pour avoir provoqué la mort de 11 enfants ayant subi des tests des médicaments contre la méningite. Le Nigeria évoque également d’autres enfants ayant manifesté des effets secondaires dangereux (paralysie, surdité…).
Ce n’est pas tout : selon d’autres bruits des couloirs, en 2003, 3 employés du laboratoire auraient été contaminés par un virus créés par les laboratoires de la société. L’une des employés aurait été licenciée en 2005 pour, ensuite, porter plainte contre le laboratoire pour ne pas avoir mis en place les mesures de protection nécessaires pour protéger les employés. La plainte aurait également porté sur le licenciement abusifs.
Ce n’est pas tout : en 2016, impliqué dans une affaire de financements politiques suspects datant de 1993, Jérôme Cahuzac, ancien ministre français du budget, a affirmé avoir reçu des virements de la part de Pfizer…
Cela en fait des faits qui devraient donner à réfléchir… Pfizer, comme nous le savons, est le fabricant du vaccin contre la COVID-19, présenté comme étant la solution qui garantit une efficacité à 95% contre la COVID-19. Il ne s’agit pas de crier au complot ou autre, mais juste de réfléchir… Est-ce le meilleur choix à faire ? C’est sûr qu’il existe d’autres laboratoires.
A méditer.

Fakhri Khlissa

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