Pourquoi cette fièvre et cet acharnement contre Olfa Hamdi ?

Si l’arrivée d’Olfa Hamdi à la tête de Tunisair a été saluée, elle est loin de faire l’unanimité. En effet, nombreuses ont été les critiques qui lui ont été adressées, et ce pour plusieurs raisons : son manque d’expérience dans l’administration, son « impulsivité » selon certains, ou encore le fait qu’elle aurait été proposée par Ennahdha.
Sa récente intervention devant les députés semble avoir attisé les tensions et les critiques à son égard. « Un coup de Com » selon les syndicats de Tunisair – réaction prévisible après tout… – et, aussi, selon d’autres observateurs. Seulement, il est regrettable de constater que le bouchon, en matière de critique, a été poussé trop loin, beaucoup trop loin.
Il ne s’agit pas de défendre la jeune Olfa Hamdi. Il s’agit, en fait, de s’interroger sur les raisons d’un tel acharnement contre la nouvelle PDG de Tunisair. Même dans les médias, certains confrères – sans les citer, par respect de l’éthique – se sont donnés à cœur joie pour rabaisser la nouvelle PDG avec des propos inappropriés, mettant de côté l’éthique journalistique et les règles fondamentales des bonnes manières. En fait, appelons les choses par leurs noms : c’était de la grossièreté.
Cela fait à peine 15 jours qu’Olfa Hamdi a pris les rênes de Tunisair. Sa jeunesse, son enthousiasme, sa spontanéité et la fraîcheur de son esprit lui confèrent des atouts que les anciens de la bureaucratie tunisienne ont visiblement du mal à digérer et à accepter. On les comprend après tout. Oublions la polémique. Tunisair va mal. De ce fait, il faut laisser Olfa Hamdi faire son travail. Si elle doit être évaluée et jugée, ce sera uniquement sur la base des résultats qu’elle aura réalisés… ou pas.
A ce rythme, on peut penser qu’elle serait déjà dans le viseur des syndicalistes qui font la loi au sein de Tunisair et, aussi, dans d’autres entreprises publiques. Donnons-lui le temps de faire ses preuves. Laissons les gens travailler au lieu de critiquer juste pour critiquer. Ou alors, comme on dit chez nous en Tunisie, arrêtons le « tanbir » – ndlr : la critique non constructive –

Fakhri Khlissa

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