France : la liberté d’expression menacée par une loi adoptée par l’Assemblée Nationale

En France, les inquiétudes sont vives au sujet du projet de loi sur la Sécurité Globale. Un texte jugé liberticide par plusieurs Français et par des Organisations non Gouvernementales (ONG) actives dans les Droits de l’Homme.
D’ailleurs, samedi 21 novembre 2020, plusieurs manifestations ont eu lieu dans plusieurs régions de France, et ce au lendemain de l’adoption du projet de loi par l’Assemblée Nationale – en première lecture -. Ces manifestations ont été organisées suite aux nombreux appels des syndicats de journalistes. L’objectif : pousser les autorités à retrier le texte qui, selon les manifestants, porte atteinte à la liberté d’expression et à l’État de Droit.
En fait, c’est l’article 24 du projet de loi sur la Sécurité Globale qui inquiète le plus. Concrètement, celui-ci prévoit des sanctions contre « la diffusion malveillante de l’image des forces de l’ordre ». Les contrevenants pourraient écoper d’un an de prison et d’une amende de 45 000 euros, et ce à cause de la diffusion de l’identité d’un policier donné lors d’une intervention. Le même texte prévoit la possibilité du déploiement de drones et de caméras de surveillance en vue de reconnaître les visages des citoyens.

France : la liberté en déclin ?

Au sein de la majorité à l’Assemblée Nationale, on tente de calmer le jeu. « Le texte n’est pas bien compris. Évidemment que l’on pourra continuer à filmer n’importe qui et bien sûr les forces de l’ordre », a déclaré le député de La République En Marche (LREM) Sylvain Maillard dans Le Figaro.
Pas sûr que cela puisse rassurer les détracteurs du texte qui craignent des bavures contre la liberté d’expression. Il faut rappeler que le gouvernement français a fait l’objet de plusieurs critiques ces dernières semaines pour sa politique jugées « liberticide », appliquée pour la lute contre la pandémie du COVID-19. Soulignons, aussi, que la France a reculé de 2 places dans le classement 2020 de RSF (Reporters Sans Frontières) sur le plan de la liberté de la presse. L’organisation s’inquiète, entre-autres, de la montée des violences contre les journalistes français.

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