Comment en est-on arrivé là ?: Histoire d’un chaos politique

«Si vous voulez détruire un pays, inutile de lui faire une guerre sanglante qui pourrait durer des décennies et coûter cher en vies humaines. Il suffit de détruire son système d’éducation et d’y généraliser la corruption. Ensuite, il faut attendre vingt ans et vous aurez un pays constitué d’ignorants et dirigé par des voleurs. Il vous sera très facile de les vaincre.»

Empereur chinois

 La vie quotidienne devient pour nous Tunisiens très dure, pour les plus pauvres, elle est inabordable pourtant tous les produits existent sur le marché.
En effet l’inflation ou plutôt l’hyperinflation empêche aujourd’hui de se projeter dans l’avenir encore moins d’économiser, le citoyen peine à maintenir son niveau de vie, et nous savons tous que le pire n’est pas derrière nous.
La carte de la pauvreté du pays établie par « Tunisie Statistiques » et la Banque mondiale et publiée en septembre dernier, met en relief l’étroite corrélation entre les facteurs socioéconomiques et éducatifs, et l’évolution de la précarité, d’où une corrélation qui semble aggraver la vulnérabilité des citoyens.
C’est comment la vie dans un pays en faillite ?
Alors c’est quoi un pays en faillite? A quoi cela ressemble ? Et bien c’est quand l’Etat devient en défaut de paiement et court derrière les impôts, c’est quand les entreprises n’investissent plus, elles bricolent, c’est quand le citoyen peine à faire stagner son niveau de vie, bref c’est l’heure de la débrouille et du troc, en réalité une faillite, c’est quand il n’y a plus de travail, c’est quand il y a une hyperinflation, bref c’est quand il y a de la misère.
Ce n’est plus possible de continuer à fonctionner, la majorité de la population vit aujourd’hui dans la pauvreté, le pays n’a pas d’autre solution que de se tourner vers les institutions internationales et demander un plan de sauvetage.
Le gouvernement va devoir relancer l’économie à court terme tout en planifiant l’austérité budgétaire à long terme.
D’après Ali Kooli  ministre de l’Économie et des Finances, la situation financière du pays est extrêmement difficile mais on est encore loin d’être en faillite : « Et pour preuve, les salaires des fonctionnaires de l’Etat ont bien été versés sans aucun retard, et en plus, le gouvernement s’est engagé à payer ses factures. Un Etat en faillite ne peut pas honorer ses engagements financiers » et c’est le cas monsieur le Ministre.
Nos experts-comptables ont mis l’accent sur la nécessité de proclamer « l’état d’urgence économique » dans le pays tout en faisant obstruction aux entraves et obstacles qui fixent la production des établissements publics et privés au point mort.
Tout le monde essaie de contenir au maximum les dégâts, mais on ne va pas pouvoir éviter tôt ou tard une explosion des faillites dans le pays : les banques se préparent au choc, il va y avoir de la casse, mais on ne sait pas exactement quand.
 Nos économistes feront bien de nous éclairer sur cette question épineuse et extrêmement grave. La bulle ne manquera pas d’exploser dans un proche avenir, et là c’est le pire qui se produirait : les crédits internationaux (FMI et autres) étant garantis par toutes les infrastructures publiques tunisiennes.

 La solution doit venir des politiques
C’est peut être une double amnistie de change et fiscale qu’il faut proclamer, en effet le marché parallèle est plein de devises et il est vraiment temps pour l’introduire dans le circuit normal.
La solution c’est surtout la prise de conscience du danger et remettre le pays au travail et comprendre une fois pour toutes que l’endettement n’est bon que pour financer l’investissement.
Notre pays devient vraiment un cas d’école sur la méthodologie la plus efficace pour mener un pays au délitement de l’autorité publique et la faillite socio-économique.
Hichem Mechichi déclare qu’il préfère une inflation élevée qu’un peuple affamé comme si nous devions choisir entre les deux !
Pour lui on doit arriver à financer les salaires et les dépenses courantes au détriment des investissements et ce en l’absence de la production.
Le secteur du tourisme lui est complètement sinistré et l’avenir de centaines de milliers d’emplois est menacé, qui l’aurait cru ?
La corruption engraisse chaque jour un peu plus, des affamés égoïstes sans foi ni loi, et enfonce l’économie nationale, dans le tranchée de la famine ; cette corruption gangrène notre société et nos administrations sans que les patriotes et les intègres puissent y changer quoi que ce soit : nous donnons l’impression de vouloir construire une maison mais sur de la boue.
Aujourd’hui chercher à savoir à qui est la faute ne remplit jamais une assiette !

*M.K Architecte

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