POUR LIRE NOTRE MAGAZINE EN PDF CLIQUER ICI

Présidence d’Ennahdha : Ghannouchi semble encore tenir à son trône

Au sein d’Ennahdha, la tempête secoue le bateau de Rached Ghannouchi et de ses fervents soutiens. Devenu controversé et contesté au sein du propre parti, le Cheikh est revenu, ce jeudi 15 octobre 2020, sur sa candidature à la présidence du parti islamiste. Ses propos, exprimés sur Shems FM, sont plutôt laconiques mais ils traduisent une possible intention de se porter candidat à sa propre succession : « la question de ma candidature est prématurée. Nous sommes en train de préparer le prochain congrès et c’est ce congrès qui va trancher. Les frères ont le droit d’exprimer leurs opinions ».
Il s’agirait, pour le Cheikh, d’une manière de dire qu’il serait bel et bien candidat à sa propre succession. Après tout, cette hypothèse n’est pas à exclure connaissant l’appétit politique énorme du Cheikh. Les frondeurs – au nombre de 100 -, rappelons-le, lui ont déjà adressé une motion l’incitant à ne pas se porter candidat à la présidence du parti. Abdelatif Mekki, l’un des frondeurs les plus virulents, est même allé jusqu’à qualifier la candidature de Ghannouchi de « danger pour le parti ».
Pour sa part, Rached Ghannouchi ne semble pas vouloir lâcher prise dans un parti qu’il dirige d’une main de fer. D’ailleurs, il l’a fait savoir dans sa réponse à la motion des frondeur. « J’y suis, j’y reste ! », a-t-il fait savoir à sa façon.
Le conflit générationnel a déjà éclaté au sien d’Ennahdha et la lutte du pouvoir va se poursuivre. Rached Ghannouchi va-t-il s’accrocher à son siège à Ennahdha malgré la remise en question dont il fait l’objet ? Il est clair qu’il veut finir sa carrière politique en beauté en coïncidant la fin de la présidence de l’ARP (Assemblée des Représentants du Peuple) et celle de son parti. Autrement dit, il serait difficile de le voir se retirer de la course. A suivre.

F. K

A lire :
Fronde à Montplaisir : Sale temps pour le “Cheikh”

Lire aussi
commentaires
Loading...