La FIFA enquête sur les déclarations du ministre !

La fédération tunisienne de football a reçu une correspondance de la part de la fédération internationale de football lui demandant des détails sur l’intervention devant l’assemblée des représentants du peuple du ministre de la Jeunesse, du Sport et de l’Intégration professionnelle, M.Kamel Deguiche.
Hamed Maghrebi, porte-parole de la FTF l’a annoncé jeudi 29 octobre, affirmant que la Tunisie risque le gel de toutes les sélections nationales de football, la suspension de la participation des clubs tunisiens dans les compétitions arabes et africaines, en plus de la menace faite par la FIFA de demander aux autres fédérations internationales dans les autres disciplines afin de geler la Tunisie dans les autres sports.
Lundi dernier, à l’occasion de la séance d’écoute des ministres, le ministre des Sports a laissé planer l’hypothèse de la dissolution du bureau exécutif de la FTF. Un sujet jusque-là considéré tabou au prétexte des possibles sanctions que risque de prendre la fédération internationale.
« Notre intervention s’appuie sur l’article 21, soit les cas de manquement ou de mauvaise gestion, a-t-il indiqué. Le pouvoir politique n’intervient pas dans les aspects techniques inhérents à la fédération. Toutefois, l’indépendance du sport par rapport au pouvoir politique n’est pas un chèque en blanc en vue d’allumer le feu dans le pays et de nourrir les accents régionalistes. Le conflit FTF-CS Cebba a eu des conséquences incontestables sur l’ordre public. C’est pourquoi nous avons à plusieurs reprises invité la fédération à appliquer l’article 15 des règlements qui appelle à tenir une assemblée générale ordinaire. Les clubs diront dans cette AG si le Croissant Sportif Chebbien doit être gelé ou pas. En effet, une décision de gel prise par une fédération n’est jamais définitive, et doit être confirmée par une AG des clubs ».
Le ministère a saisi la FTF depuis vendredi 23 octobre, lui donnant des délais de trois jours pour lui répondre. Il attend toujours la réponse de la Fédération.
Reste à savoir si la FIFA franchira le pas de mettre à exécution des menaces (qu’elle n’a pas annoncés, en fait) qui défient directement les plus hautes autorités publiques de Tunisie et la souveraineté du pays, la FTF étant avant tout un service public chargé de gérer les activités d’un sport dans le pays. Ni plus ni moins
H.A.
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