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Tunisie: pour lutter contre les intrus et les risques, les randonneurs veulent légaliser leur activité (Vidéo)

Par Hajer Ben Hassen 

Profitant de la présence du Chef du Gouvernement, Hichem Mechichi, et du ministre du Tourisme, Habib Ammar, à Dar Elkarma à Tabarka (Jendouba), à l’occasion de la célébration de la journée mondiale du Tourisme, plusieurs jeunes randonneurs ont saisi l’occasion pour faire parvenir la voix de quelques centaines d’individus actifs dans ce secteur qui ne cesse de grandir à travers la République.

Un organisme pour gérer l’activité des randonneurs

Ahmed Khedher, alias Ahmed Che Guevara, Président de l’Association de l’Union des randonneurs tunisiens, a formulé, à cette occasion, une série de revendications réclamées par les organisateurs des randonnées. Ces derniers réclament, notamment, la structuration de leur secteur et son organisation à travers la mise en place d’une structure spécialement dédiée à leur activité. En effet, les jeunes randonneurs font quotidiennement face à des centaines de difficultés lors de la pratique de leurs activités. Bref, c’est le parcours du combattant. Ils sont, en effet, appelés à obtenir plusieurs autorisations auprès de diverses structures régionales et nationales. Il s’agit particulièrement du ministère du Tourisme, de l’Agriculture, de l’Environnement, de l’Intérieur etc. D’où la nécessité de penser à créer un organisme à part entière dédié à ce secteur pour faciliter la tâche aux jeunes et les encourager à opter pour ce secteur en pleine expansion partout dans le monde.
Selon Ahmed Che, cette structure qui devrait être créée, pourrait donc prendre la forme d’une union rassemblant les diverses associations et personnes exerçant dans ce secteur qui attire, désormais, une clientèle beaucoup plus large et diversifiée par rapport aux années précédentes. En effet, contrairement à ce que l’on croit, cette activé commence déjà à séduire non seulement les jeunes, mais également les enfants et les seniors (Médecins, ingénieurs, avocats, etc). D’où la nécessité d’institutionnaliser ce secteur et d’encadrer ses professionnels.

Institutionnaliser le secteur pour lutter contre les « intrus » et les risques

Cela permettrait, entre autre, de lutter contre les clandestins qui proposent des randonnées sans garantir les moindres conditions de sécurité et de bien être. Dans ce contexte, les jeunes présents sur les lieux citent plusieurs exemples de randonnées organisées au cours des dernières années ayant viré au drame. Ils expliquent que les organisateurs des randonnées clandestines ne font que nuire à l’image de ce secteur dont les bienfaits sont nombreux autant sur la santé physique que psychologique.
En effet, personne ne peut nier que la randonnée, étant un exercice physique, permet de procurer de l’énergie pour le corps et de le déstresser. Elle permet également de tisser des liens, de s’instruire et de découvrir la richesse naturelle dont jouissent les différentes régions du pays y compris celles les plus défavorisées. Bref, il s’agit d’une activité qui permet de concrétiser parfaitement la volonté des autorités d’encourager ce que l’on appelle le tourisme alternatif. Effectivement, ce secteur allie, à la fois, tourisme sportif, tourisme culturel, tourisme rural, tourisme d’aventure etc.
Selon Ahmed Che, ce secteur contribue également au développement économique à travers la création de nouveaux postes d’emploi directs et indirects. Dans ce contexte, il cite l’exemple du géant français de grande distribution d’articles de sport et de loisirs Décathlon qui avait fini par s’implanter en Tunisie en 2017. Il explique cette implantation par l’expansion du marché de la randonnée en Tunisie durant ces dernières années.

 

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