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La 75e Assemblée générale de l’ONU chamboulée par la pandémie

Les dirigeants du monde entier s’expriment à partir de ce mardi au sommet des Nations unies, entièrement virtuel en raison de la crise du Covid-19.
Le monde fait face « à trop de défis multilatéraux et (à) un déficit de solutions multilatérales », a affirmé lundi le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, à l’ouverture d’un sommet virtuel célébrant les 75 ans de l’Organisation. « Personne ne veut d’un gouvernement mondial – mais nous devons travailler ensemble pour améliorer la gouvernance mondiale », a-t-il ajouté. Un contexte inédit, pour un sommet inédit, où les dirigeants s’expriment dès ce mardi, pendant une semaine.
*Des discours enregistrés
A compter de mardi et pendant une semaine, les dirigeants du monde entier s’exprimeront mais avec une nouvelle organisation du fait de la pandémie. Adieu les célèbres poignées de mains ou embrassades, censées montrer les bonnes relations entre les nations, et place au tout virtuel.
Ils prendront en effet la parole via des vidéos enregistrées ne devant pas dépasser chacune les 15 minutes. Les 193 membres de l’ONU ont été invités à se faire représenter dans la grande salle de l’Assemblée générale au siège de l’ONU par un diplomate de leur mission à New York pour les huit jours à venir.
Le discours du président Trump est particulièrement attendu, à moins de deux mois de l’élection américaine. Selon les observateurs, il a gâché la fête du multilatéralisme dès lundi, lors de l’ouverture des festivités, avec des sanctions anti-Iran unilatérales. « Mon gouvernement utilisera tous les moyens à sa disposition pour bloquer les ambitions iraniennes en matière d’armes nucléaires, balistiques et conventionnelles », a-t-il martelé dans un communiqué.
*Visibilité réduite ?
Reste à savoir si un sommet virtuel permettra de donner de la visibilité aux questions soulevées. Le secrétaire général de l’Organisation des nations unies António Guterres a regretté la semaine dernière devant la presse l’absence de contacts directs qui sont « un outil important de la diplomatie », comme expliquent Les Echos.
Habituellement, lors d’une année normale à l’Assemblée générale des Nations Unies, « vous avez des discussions franches et vous apprenez à connaître des gens – maintenant nous ne pouvons pas nous rencontrer en personne », regrette de son côté Rosemarie DiCarlo, haut fonctionnaire politique de l’ONU, citée par CNN.
Selon le média américain, certains diplomates et membres du personnel de l’ONU avouent néanmoins être soulagés de participer à un sommet virtuel, nécessitant moins d’heures de présence de travail. Néanmoins, quelques personnes seront bien présentes dans la salle de l’Assemblée durant cette semaine : un diplomate par pays sera autorisé à présenter le discours vidéo du dirigeant. Selon CNN, environ 210 personnes sont attendues dans la salle de l’Assemblée. Contre pas moins de 2500 personnes en temps normal.
(L’Express)
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