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EST-USM, une finale inédite

Dimanche 27 septembre, au stade Ben Jannet de Monastir, l’affiche de la finale de la coupe de Tunisie sera tout à fait inédite avec d’un côté le recordman des victoires dans cette épreuve (15 trophées), et des présences en finale (25), absent des finales depuis quatre ans, et de l’autre un club qui n’a joué qu’une finale d’ailleurs perdue, le 24 mai 2009 face au CS Sfaxien 1-0 après prolongations.
Espérance Sportive de Tunis-Union Sportive Monastirienne: le champion de la saison opposé au troisième, c’est aussi l’assurance d’un match engagé et plein, car chacun doit jouer ses chances sur 90 minutes. Du 50% pour chacun comme l’a souligné Lassaâd Jarda Chebbi, le coach monastirien.
Baptisé coupe Habib Bourguiba, l’octroi du trophée sera disputé pour la première fois en dehors de la capitale. Et comme par hasard, ce sera chez l’USM qui sera d’une certaine façon favorisé, même si le match se jouera à huis clos.
Mercredi, en demi-finales, le choc Club Sportif Sfaxien-Union Sportive Monastirienne a été tranché en toute fin des prolongations (118e minute) par une tête du défenseur usémiste Fehmi Ben Romdhane.
Il est vrai que les Noir et Blanc, assez décevants ont évolué à dix suite à l’expulsion de leur latéral droit Mohamed Ben Ali dès la 49e minute.
Sami Boussarsar, le secrétaire général du CSS a annoncé sa démission, ce mercredi soir. Les supporters sudistes, eux appellent au départ du président Moncef Khemakhem.
De son côté, l’entraineur adjoint Anis Boujelbane a annoncé qu’il se retire de ses fonctions. « Bénévoles », a-t-il tenu à préciser.
*Convocation trois heures avant un match historique !
Dans l’autre demi-finale, la pression a joué un mauvais tour au Croissant Sportif de Chebba, battu par l’Espérance Sportive de Tunis (2-0) sur deux réalisations de ses joueurs étrangers Fousseny Coulibaly 10′ et Elyès Chetti 42′.
Mais ce qui devait constituer une fête pour le nouveau promu chebbien a tourné à la polémique et aux ressentiments.
En effet, la veille de ce moment d’histoire pour le CSC, la fédération s’illustrait en lançant des convocations au président et au secrétaire général de ce club pour comparaitre…. le lendemain à midi devant sa commission d’éthique et de fair-play.
La sanction qu’encourt le président chebbien Taoufik Mkacher consiste en une suspension de deux ans alors que son club est passible d’un retrait de six points et d’une amende de….40 mille dinars.
La FTF reproche au clan chebbien d’avoir porté le litige devant les tribunaux ordinaires, et de chercher à auditer le bilan financier de la FTF durant les trois dernières années.
Un audit financier que semble redouter la Fédération pour on ne sait quelle raison, car, autrement….
Dans cette ambiance délétère, en gâchant le plaisir d’un club qui n’a jamais été invité à disputer une demi-finale de la coupe, la fédération ajoute indiscutablement aux tensions et tombe dans la provocation. Sinon, comment expliquer que la convocation des deux dirigeants chebbiens devant les instances disciplinaires a été fixée par la FTF….trois heures avant un tel rendez-vous historique.
En tout cas, le litige entre les deux parties ne semble pas devoir être réglé. Le CSC a décidé de se plaindre non seulement devant la justice ordinaire, mais également devant la fédération internationale. Il compte aller jusqu’au bout pour dénoncer les brimades et les humiliations causées par la fédération et la ligue.
Le CSC n’hésite pas d’ailleurs à qualifier le président de la fédération, Wadii Al Jary dans un communiqué de « vagabond du football tunisien » ! Cela veut tout dire sur le point de non retour auquel est parvenu ce litige.
Finalement, l’adition des deux dirigeants chebbiens a été reportée pour lundi prochain.
Notons enfin que la qualification de l’EST et l’USM en finale de la coupe assure l’Etoile Sportive du Sahel de pouvoir disputer la prochaine coupe de la Confédération, justement à côté de l’USM.
H.A.
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