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De fâcheux desseins  et de pernicieux projets !

On dit que ce sont les grandes pensées qui mènent le monde. En effet, les grands événements de l’histoire moderne, et même ancienne, ont toujours apporté la preuve que l’esprit était souvent le moteur des plus importantes métamorphoses que l’humanité ait jamais connues. Cependant, aujourd’hui, il apparaît de plus en plus évident que les évolutions advenues dans le monde actuel n’ont fait que neutraliser ces convictions et changer totalement le cours de l’histoire.
Trente-six ans après 1984, date à laquelle Orwell fixait son anticipation d’une dictature de la «technologie du net «  et d’une «novlangue» autoritaire, les tics de fake news pullulent sur les réseaux sociaux. Ce phénomène a modifié tout de fond en comble: à la fois le contexte de débat public dans lequel s’exerce la politique et la politique elle-même. Il a créé un climat où l’on préfère échanger des insultes, des canulars et des mensonges plutôt que des idées et des arguments et où les gens méprisent ceux qui ne pensent pas comme eux. Comme toujours, d’ailleurs, les grands changements  «révolutionnaires» se transforment souvent en tourbillons historiques où se mêlent progressions et régressions, inventivité et délires. On ne cesse de répéter que la mondialisation est un immense défi que chaque nation doit relever en y apportant son génie propre pour bâtir ensemble un monde plus juste et plus solidaire, seule voie de l’avenir même si un même niveau de développement pour tous reste une utopie. Mais ce que nous vivons aujourd’hui  est, sans doute, l’autre visage de la mondialisation dont il faut démasquer les fâcheux desseins et les pernicieux projets. Cette autre  «mondialisation» vise à unifier l’univers tout entier en imposant une culture monolithique et standardisée. Il s’agit en fait de la culture de l’hégémonie qui affecte aussi bien l’histoire nationale de chaque pays que ses références culturelles. Aussi, assiste-t-on aujourd’hui à l’avènement des lobbies de toutes sortes, du racisme, du radicalisme, de l’exploitation des médias et des réseaux sociaux à des fins douteuses. C’est ainsi que ceux qu’on appelle «les puissants de ce monde» exercent une mainmise totale sur ce domaine.
C’est précisément dans ce cadre que plusieurs gouvernements dans le monde ont poussé un cri d’alarme concernant ce flux menaçant. Ils ont appelé d’urgence en effet à la constitution d’une loi internationale pour le contrôle de ces réseaux. Mais leurs appels répétés sont restés lettre morte auprès de ceux qui contrôlent ce système.
Appuyés par des ONG à caractère soi-disant humanitaire, ils ne cessent d’injecter leur idéologie dans les têtes, comme on plante les mines dans les champs de guerre. Leur visée est claire. Il s’agit en fait de garantir l’infiltration de ces lobbies dans les rouages des pouvoirs décisionnels. En effet, depuis quelques années, cette stratégie commence à se dessiner et à prendre une coloration hégémonique. Comment «faire société», alors que le radicalisme et la  «destruction créatrice» secouent les sociétés comme une lessiveuse ? Les populistes ont le mérite de répondre à cette question : le nationalisme est le but, le protectionnisme est un moyen. Les activités soutenues des populistes ont fourni une tribune de choix aux promoteurs des théories hégémoniques d’un côté et complotistes de l’autre. Il faut reconnaître que l’heure est désormais aux populistes, aux terroristes intellectuels, aux inquisiteurs islamistes. Par ces temps de radicalisation tous azimuts, faire tranquillement triompher une voie salutaire est un exploit, surtout que  le troupeau des médias  ne déçoit pas : on ne peut que constater le gouffre séparant le traitement de ce phénomène insidieux. Devant le déluge de mensonges et de contrevérités qui nous tombent dessus, il ne nous reste donc plus qu’à être sages, c’est-à-dire aveuglément optimistes.

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