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COVID : 81 établissements scolaires fermés en France

L’agence Santé publique France a fait état, mardi 15 septembre, de 7 852 nouvelles contaminations dues au coronavirus en vingt-quatre heures, soit 1 694 de plus que la veille. Le nombre de patients hospitalisés au cours des sept derniers jours s’élève selon elle à 2 713, ce qui fait 152 de plus que lundi, et parmi eux, 479 ont été admis en réanimation, soit 31 de plus que la veille.
Le taux de positivité des tests est remonté de 5,3 % à 5,4 % et 866 foyers d’infections sont en cours d’investigations (+ 68 en vingt-quatre heures). Trente-sept décès supplémentaires ont par ailleurs été recensés, ce qui porte le bilan à 30 999 morts depuis le début de l’épidémie en France.
Par ailleurs, quatre-vingt-un établissements scolaires et un peu plus de 2 100 classes sont fermés en France en raison de cas de Covid-19, a annoncé mercredi 16 septembre le ministre français de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. Ces fermetures concernent « autour de 0,13 % » des quelque 60 000 établissements scolaires du pays », a précisé le ministre sur LCI.
Le 7 septembre, le ministère dénombrait 28 établissements et 262 classes fermés à cause de l’épidémie. « On a à peu près 1 200 nouveaux cas de Covid d’élèves par rapport à la semaine précédente », a précisé M. Blanquer, en rappelant qu’en règle générale, « on ferme une classe à partir de trois cas » de contamination.
Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a dénoncé le décret sur la reconnaissance du Covid-19 en maladie professionnelle paru mardi 15 septembre au Journal officiel. « Le décret sorti hier nous met très en colère (…), il ne reconnaît que les impacts sur l’appareil respiratoire et pas les autres conséquences » de la maladie pour les soignants, a critiqué le dirigeant du premier syndicat français à l’antenne de RTL. « Je crois qu’il y a une trahison par rapport à la parole publique, ce qui a été dit par les ministres sur le sujet », a déclaré Laurent Berger.
Dans le cas d’une infection au Covid-19, la reconnaissance sera automatique pour les soignants, hospitaliers et de ville, et pour les intervenants auprès des personnes vulnérables, à domicile ou en Ehpad, mais à une condition : ils devront avoir contracté une forme sévère de la maladie, en d’autres termes avoir eu besoin d’oxygénothérapie. Cette reconnaissance permet une prise en charge à 100 % des frais médicaux mais aussi de recevoir une indemnité en cas d’incapacité temporaire ou permanente. En cas de décès, les ayants droit peuvent également percevoir une rente.
« Et pour les autres travailleurs que les soignants, il faudra qu’ils fassent la démonstration qu’ils ont bien attrapé la maladie sur leur lieu de travail », a souligné M. Berger. « On est loin des paroles extrêmement belles qui ont été dites pendant le confinement pour glorifier ces travailleurs », a-t-il déploré.
Mardi, la fédération FO des personnels de santé avait jugé le décret « outrageant pour tous ceux qui dans les services se sont engagés pleinement auprès des patients, des résidants, des personnes âgées, alors même que les moyens de protection individuelle faisaient défaut, pour ensuite, à leur tour, être contaminés».
(Le Monde, avec AFP)
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