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Silence ! On continue à tourner… en rond

 

Jamais deux sans trois, dit l’adage..

Et jamais huit sans neuf serait-on tentés de susurrer au énième chef de gouvernement désigné, afin qu’il prenne garde à ce qu’on n’arrive pas au jamais neuf sans dix !

Car notre nouveau système mafio- révolutionnaire est, telle la mante religieuse, bouffe le grand vizir sitôt fécondé son gouvernement. Et cela devient us et coutumes du sérail, et on s’en accommode comme d’une fatalité en plus.

Si l’on exclut le gouvernement Béji Caïd Essebsi, tous les autres ont fait long feu, tués dans l’œuf. C’est vrai que la plupart ne brillaient pas par leur génie, mais cela n’empêche que c’est symptomatique de la défaillance d’un système imparfait et inadapté, parfois dirigé en sous-main, parfois perturbé, par une entité nocive. Celle qui a été élue non par le peuple, mais par le Département d’Etat américain, soit cette mouvance islamique qu’on a voulu essaimer dans le monde arabe sous le vocable romantique de « printemps arabe ». Nous avons eu l’honneur d’en être le premier tube à essai, tube dont on continue naïvement à tirer moult fierté.

Mais revenons au neuvième élu.

Figure politique inconnue, parcours plutôt administratif que politique, et, pour finir, faisant partie de l’entourage proche du président. Tout est alors dit !  Car la balle n’est pas dans le camp de Méchichi mais dans celui du Président Saïd. Et cette balle veut dire quoi au juste ? Mystère et boule de gomme, comme tout ce qui nous vient de Carthage et de son sphinx.

Mais en analyse politique, et en l’absence d’informations utiles, on se rabat sur les indices. 

Précisons tout d’abord, que nous sommes loin de reprocher quoi que soit à Monsieur Hichem Mechici. Humainement s’entend. On est dans une autre dimension de l’analyse, soit, politique et stratégique.

D’un point de vue politique, nous avons mentionné plus haut, que nous ne connaissons pas à l’élu en question, un passé dans ce sens. Or, se risquer dans cette joute et celles à venir, sans les armes adéquates, est voué d’avance à l’échec. Faire de la politique c’est être un bon joueur d’échecs, un manœuvrier, un séducteur et un bon communicateur. A moins d’être un homme de dossiers et agir par la sournoiserie et le chantage, prenant exemple sur Poutine et d’autres caïds de l’arène politique. A notre humble avis, Monsieur Mechichi n’appartient à aucune de ces catégories.

Reste le volet stratégique.  

Ce dernier est plus délicat et nécessite la perle rare, c’est-à-dire l’homme d’Etat, le visionnaire, celui qui est capable d’analyser en 3 dimensions. Bref, un Kasparov de la politique. Et avouons-le, cette figure de « science-fiction » n’existe plus chez nous, à moins que des circonstances exceptionnelles nous révèleraient un don caché, une sorte de prophète.

Et nous parvenons à l’amère et inévitable constat, Monsieur Mechichi ne peut s’apparenter à ces cas de figure. Et en conclusion, un gouvernement ne peut être que le reflet de son – ou de ses- concepteur(s), la fonction créant l’organe.

Et comme c’est toujours la faute à Gavroche, nous incriminons derechef ce système, en ce qu’il génère d’impasses, de voies impénétrables, et d’inopérantes et inadaptées personnalités sur une scène devenue de plus en plus exigeante et à la limite, explosive. 

Tout au plus pouvons-nous arguer d’une éventuelle mais lénifiante « période de transition ». 

Souhaitons quand-même bonne chance à ce gouvernement à venir, croisons les doigts qui nous restent,  et espérons, car l’espoir reste le dernier recours quand on a tout perdu.

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