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Retour des cas locaux du COVID-19 : entre le laxisme des autorités et l’inconscience du citoyen

Le retour des contaminations locales par le nouveau coronavirus (SARS-CoV-2 ou COVID-19) se confirme au fil des bilans épidémiologiques du ministère de la Santé. C’était, en fin de compte, prévisible depuis la réouverture des frontières le 27 juin 2020. Et pour la première fois depuis presque qu’un mois, le nombre quotidien de contaminations locales dépasse celui des cas entrants.
Faut-il s’en inquiéter ? Plus ou moins, mais sans pour autant dramatiser et céder à la panique. Il faut rappeler que le nouveau coronavirus n’est pas plus meurtrier que d’autres maladies ou phénomènes plus graves. A titre de comparaison, entre le 1er janvier 2020 et le 1er mai 2020, 2,7 millions de personnes ont été emportées par le cancer. La faim, pour sa part, en a tuées 3,7 millions au moins. Durant la même période, le COVID-19 a eu raison de 237 469 personnes dans le monde (paix à leurs âmes à tous). Et encore, il faut se fier de certains chiffres et informations avancé(e)s par des sources non vérifié(e)s – et parfois officielles dans le monde – dont l’objectif, semble-t-il, est de semer la panique.

Des petits gestes négligés

Dans tous les cas, il faut se protéger du nouveau coronavirus afin d’éviter de contaminer les proches et de revenir à une situation que la Tunisie ne serait vraiment pas prête à supporter à nouveau. Nous voyons nos concitoyens, malheureusement, totalement inconscients de la nécessité de se protéger. Dans les grandes surfaces, la plupart ne porte le masque de protection que pour pouvoir entrer. Une fois chose faite, on enlève tout. Dans certains cafés, les consignes élémentaires ne sont pas forcément respectées.
En fait, c’est le résultat de l’inconscience de certains de nos concitoyens mais, aussi, du laxisme des autorités tunisiennes. Il faudra faire preuve d’un peu plus de sévérité en vue de faire appliquer des consignes simples et qui, pourtant, font leur preuve pour stopper la propagation du COVID-19. C’est, en somme, une question de mentalité et de volonté de part et d’autres.

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