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Un cas de peste bubonique découvert en Chine

Le retour d’une maladie moyenâgeuse ? Un cas suspect de peste bubonique a été découvert samedi en Chine, dans un hôpital de la région de Mongolie-Intérieure. Une alerte de niveau 3, la deuxième plus basse d’un système comptant quatre échelons, a été émise par les autorités locales.

Cet avertissement sanitaire restera en place jusqu’à la fin de l’année, précise l’agence de presse chinoise Xinhua. Les autorités sanitaires locales ont mis en garde la population sur le risque de transmission interhumaine, appelant les individus à se protéger, à signaler tout cas suspect de peste ou de fièvre sans cause claire et à rapporter toute découverte de marmottes mortes ou malades.

Cette espèce de rongeurs est présumée avoir provoqué des épidémies de peste dans la région, notamment en 1911 (63.000 morts dans le nord de la Chine). Sont également désormais interdits la chasse et la consommation d’animaux qui pourraient causer une infection.

UNE MALADIE RÉÉMERGENTE SELON L’OMS

La peste bubonique, la forme la plus courante de la peste, causée par la piqûre d’une puce infectée et provoquant une inflammation des ganglions lymphatiques, a engendré l’une des épidémies les plus mortelles de l’histoire humaine. Au Moyen Age, cette maladie a entraîné la mort de 25 à 30 millions d’Européens en l’espace de cinq ans, entre 1347 et 1352, soit entre 30 et 50 % de la population du Vieux Continent à l’époque, ce qui a valu à cette épidémie le nom de «peste noire».
Depuis, la maladie n’a jamais totalement disparu, car il n’existe pas de vaccin, bien que des antibiotiques permettent désormais de traiter la majorité des cas et d’éviter la mort si elle est détectée à temps. En novembre dernier déjà, quatre cas de peste avaient été signalés en Chine, contractée par des personnes originaires de Mongolie-Intérieure, dont deux cas de peste pulmonaire, une variante plus mortelle de la peste. De 2010 à 2015, plus de 3.200 cas de peste ont été recensés dans le monde selon l’OMS, dont près de 600 mortels, poussant l’agence sanitaire onusienne à la classifier comme une maladie réémergente.

*Source : CNEWS

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