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Pays de l’OCDE : La crise de l’emploi impactera durement la Tunisie

Tunisie : Une action urgente s’impose pour que la crise de l’emploi ne devienne pas une crise sociale

L’édition  2020 du rapport de l’OCDE sur les perspectives de l’emploi dans la zone publié mardi 7 juillet au soir montre que la pandémie de COVID-19 provoque une crise de l’emploi bien plus grave que celle qui avait suivi la crise de 2008.La lecture de ce rapport montre que la Tunisie est sérieusement concernée par les conclusions de ce rapport vu l’impact de la pandémie sur l’Europe, premier partenaire économique de notre pays.
Le rapport qui traite de la destruction de l’emploi et du chômage dans la zone OCDE post-Covid-19 souligne que ce sont l
es femmes, les jeunes et les travailleurs à faible revenu qui sont les plus durement touchés.
Dans la zone OCDE, le taux de chômage est revenu à 8.4 % en mai 2020, après avoir enregistré en avril une hausse sans précédent de 3.0 points de pourcentage, jusqu’à atteindre 8.5 %, soit le taux de chômage le plus élevé depuis dix ans. Il s’établissait à 5.2 % en février. Le nombre de demandeurs d’emploi dans la zone OCDE a atteint 54.5 millions en mai.
Selon Moktar Lamari,
Ph.D. Universitaire au Canada, l’enjeu est de taille pour notre pays car ce chômage additionnel contractera la demande européenne, faute de pouvoir d’achat. De ce fait, la Tunisie accusera le coup étant donné qu’elle ne pourra plus exporter autant que nécessaire ou faire venir autant de touristes en 2021. La Tunisie ne pourra pas non plus exporter  autant de main d œuvre…médecins, ouvriers…clandestins aussi, autant qu’avant.
Pour l’Expert, « le scénario est entre V et W… entre une seule vague,ou deux vagues. Idem, le risque de la deuxième vague étant pour l’automne-hiver!
Économiquement parlant, si l’impact de la Covid-19 risque d’atteindre des pics dangereux sur les pays développés, le risque est d’autant plus dangereux encore pour des pays qui connaissent des difficultés bien avant la pandémie ou qui sont quasiment en faillite comme c’est le cas pour la Tunisie, dont le taux de chômage est déjà assez élevé. Raison de plus si l’on prenait en compte certaines projections qui avancent un taux de près de 21% à la fin de l’année en cours. 274.000 nouveaux chômeurs viendraient enrichir la population des chercheurs d’emplois.
« Le social va prendre le dessus…tensions et manifestions sont attendues! l’hiver sera plus chaud …que l été (socialement parlant) », craint l’Expert.

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