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Nouveau Gouvernement : Les partis ne feront pas partie

 « Si on confiait au diable l’organisation de la vie publique, il ne pourrait rien imaginer de plus ingénieux »
                                                                                                                          Simone Weil.

Dans n’importe quelle organisation normale, quand les gens ne sont pas compétents on les remplace, ou quand un système ne produit plus rien de bon, on le réforme, la Tunisie cumule les deux handicaps et reste depuis dix ans avec la même équipe et la même politique !
Tous les indicateurs sont aujourd’hui au rouge vif, nous assistons au déclin de notre pays et en l’état actuel des institutions, aucun homme ne pourra nous sauver.

Faut-il supprimer les partis politiques ?
La démocratie c’est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple, nous en sommes loin! Le pouvoir a été confisqué depuis 2012 par un groupe appelé « Parti » qui se bat pour le garder par tous les moyens.
Le 20 janvier 2011 la légalisation de tous les partis politiques et associations autrefois interdits est proclamée et depuis, le nombre de parti a évolué pour atteindre en juillet 2012, 92 nouveaux partis politiques!.
Tous ces partis sans aucune exception fonctionnent comme des machines électorales, ils ont été conçus essentiellement pour mettre en scène des élections, sans même avoir un programme ou même une idée! L’essentiel est de prendre le pouvoir et de le garder, et pour cela tous les moyens sont bons.
Ces nouveaux Politiques totalement étrangers aux questions de la gouvernance mais tellement heureux d’y pénétrer, veulent jouer aux professionnels en matière publique et discutent de tout et nous donnent des leçons tous les soirs à la télé.
Une fois au pouvoir nos « politiciens » entrent dans une politique spectacle qui relève plus de signaux et slogans publicitaires au détriment du contenu  et faire valoir cette politique comme étant la vérité alors et après tant d’années il s’est avéré qu’elle  n’est autre qu’une illusion de vérité, en fait une politique caractérisée par une surexposition médiatique liée à celle de propagande.
Tous « les Partis » sont aujourd’hui rongés par l’inaction et ont toujours su s’adapter à leur environnement changeant, Je ne vois pas comment un parti peut nous aider concrètement et rapidement à changer les choses, il faut comprendre une fois pour toute que le militant traditionnel est une espèce en voie de disparition et que c’est à nous de réfléchir.
Un parti politique est, de nos jours, un club social, un moteur pour faire progresser des causes et un lieu de réseautage pour promouvoir des carrières.
Le militantisme est actuellement dans une situation critique, les partis vont mal, on le sent sur le terrain quel intérêt alors de conserver quelque chose de mal, surtout aujourd’hui avec les nouvelles technologies qui devraient permettre aux idées de circuler et aux débats de se structurer en dehors des traditionnelles assemblées d’un parti.
On a l’impression qu’on se vole des parts de marché entre partis, mais en réalité, on est en train de tirer tout le monde vers le bas.
Nous voyons tous que rien ne va plus s’ils étaient vraiment responsables, nos gouvernants devraient faire le constat de leur impuissance et au lieu de former le huitième gouvernement, ils feraient de la refondation de notre vie publique leur grande priorité, afin de doter le pays d’une «machine politique» efficace qui permette enfin de la gouverner, de la réformer et de la relancer, car au fond, le plus important c’est que l’on mette en œuvre des politiques efficaces, qui crée de la richesse, de l’emploi, de la justice et de la solidarité. Aujourd’hui notre système est dépassé et a mis la Tunisie en grand danger.
Albert Einstein avait tout à fait raison quand il disait qu’il ne faut pas compter sur les gens qui ont créé les problèmes pour les résoudre.
En vérité, ce sont toujours les mêmes qui se partagent l’essentiel des postes clés de la république. Le corporatisme de nos politiques dévore la Tunisie!
Notre malheur vient alors de ces partis politiques et de leur logique purement électoraliste et il ne pouvait pas en être autrement.
Pour avancer, notre pays a besoin d’unité, de cohésion et de confiance, alors que nous sommes plus divisés que jamais et défiants les uns des autres.
Cette classe politique n’est donc plus digne de nous représenter, ni en capacité de nous gouverner, les Tunisiens commencent à réalisent qu’ils se sont fait avoir, d’ailleurs tous les sondages confirment qu’aujourd’hui, les tunisiens ne font plus confiance ni aux hommes politiques, ni aux partis.
Aujourd’hui, le principal verrou, celui qui bloque le pays, ce sont ces partis politiques qui refusent de se réformer ou de se remettre en cause.

 Il est urgent d’agir pour la fin des partis politiques
Nous sommes dans un état de droit, et rien n’empêche les citoyens, à commencer par la jeunesse qui mérite mieux pour son avenir que ce bal d’ambitieux à courtes vues, cette jeunesse doit se mobiliser et prendre le pouvoir même pour un temps, afin de réorganiser la vie publique.
Les nouvelles technologies offrent aussi de vrais moyens pour diffuser des idées et réfléchir collectivement à la façon dont nous voulons être gouvernés.
Demain, si nous parvenons à organiser avec tous ceux qui ont le souci du bien commun, des états généraux de la gouvernance démocratique, nous aurons une chance d’imposer un changement de modèle en douceur, c’est notre objectif.
Les partis politiques cette vieille idée usée et dépassée est coupée du monde réel et des électeurs. Voilà ce que tout le monde pense.
Aujourd’hui Les partis politiques sont souvent accusés de détourner la démocratie et de porter atteinte à son bon fonctionnement.
A quoi alors peuvent bien servir les partis politiques?
Je propose un modèle de gouvernement pris en main par la population sans l’intermédiation des partis politiques. Les grands avantages de ce modèle sont de supprimer l’influence de l’argent et d’enlever aux groupes d’intérêt toute possibilité de faire pression sur les gouvernants, laissant ainsi peu de place pour la malhonnêteté et la corruption.
La démocratie participative repose sur la création de groupements pour la bonne gouvernance, ces groupements permettraient à toutes les personnes qui s’intéressent aux affaires publiques de participer activement à l’élaboration des politiques gouvernementales au lieu de se contenter de déposer un bulletin de vote.
Depuis des années le débat sur la fin des partis politiques fait rage.
Ma conviction, c’est que nous avons besoin d’une force politique nouvelle capable de dessiner un projet émancipateur.
Faire de la politique en dehors des partis.

*M.K Architecte

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