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Décisions gouvernementales en faveur du gouvernorat de Tataouine

Le chef du gouvernement, Elyes Fakhfakh a présidé, en ce mercredi 1er juillet 2020, un Conseil ministériel restreint consacré à l’examen de la situation sociale de Tataouine suite à aux récentes manifestations déclenchées dans le gouvernorat.
Le CMR a assuré l’attachement de l’Etat à honorer ses engagements dans les domaines d’emploi et de développement tout en adoptant une nouvelle approche basée sur les projets structurées de haut rendement économique.
Les initiatives privées et les opportunités relevant de l’économie sociale et solidaire constituent, également, les aspects de cette approche.
Ainsi, le Conseil ministériel a pris les mesures suivantes :

-Recrutement de cinq cent agents avant fin 2020 répartis sur la station de pompage de Tataouine, sur le projet de la centrale de production d’électricité à partir de l’énergie renouvelable solaire photovoltaïque à Borj Bourguiba ainsi que sur l’appui de l’autorité locale afin de fournir des ressources humaines pour le gouvernorat.
-Appui du développement régional, résolution du problème du financement bancaire des projets (facilitation des procédures/accompagnement des bénéficiaires) et exécution immédiate de plus de soixante projets approuvés.
-Accélération de l’allocation de 1,2 millions de dinars supplémentaires par la Banque tunisienne de solidarité (BTS) au profit des associations des petits prêts dans le gouvernorat de Tataouine.

Rappelons qu’El Kamour était secouée jusqu’à récemment par des manifestations dénonçant la marginalisation dont souffre la région de Tataouine.
Une grève générale a été décrétée par l’Union régionale tunisienne du travail relevant de l’UGTT, le 22 juin à Tataouine, qui n’a pas été très réussie.
L’URTT dénonce, en effet, les arrestations en question ainsi que la levée du sit-in d’El Kamour par la force de la part des unités sécuritaires ayant fait plusieurs blessés dans les rangs des citoyens, selon les dires de Tarek Haddad, porte-parole de la Coordination d’El Kamour.
Un usage jugé excessif également contesté par le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Noureddine Taboubi ainsi que par l‘élu du Front populaire, Mongi Rahoui et le parti Al Joumhouri ayant appelé à ouvrir d’urgence une enquête sur les causes derrière les tensions à El Kamour ainsi qu’à libérer les manifestants détenus.
Des arrestations qui ont été justifiées par le ministère de l’Intérieur ayant précisé qu’il s’agit de manifestants qui ont agressé des policiers et jeté des cocktails molotov sur les établissements sécuritaires.
Les accrochages ont repris lundi matin jusqu’au soir et le calme s’est rétabli mardi 23 juin 2020.
Toutefois, une marche de protestation a été effectuée, le 22 juin, devant le Tribunal de première instance dans la région revendiquant la libération du porte-parole de la Coordination d’El Kamour, Tarek Haddad, appréhendé lors des manifestations.
Notons que les protestataires d’El Kamour ont observé une journée de colère le 11 juin dernier devant le siège de l’URTT.
Les protestataires avaient, aussi, bloqué les routes menant au gouvernorat devant les véhicules des sociétés pétrolières à partir de lundi 8 juin dernier.
Ils s’indignent, ainsi, contre le mutisme des autorités tenant la présidence de la République, la présidence du gouvernement aussi bien que la présidence du Parlement pour responsables pour la non-application de l’accord signé depuis le 16 juin 2017.
Notons que depuis le 28 mai dernier, une nouvelle vague de manifestations a éclaté revendiquant toujours le droit à l’emploi et au développement.
La Coordination d’El Kamour avait, en effet, appelé à ce mouvement contestant le mutisme des autorités face à l’exécution l’accord d’El Kamour signé depuis trois ans et parrainé par l’UGTT.
En janvier dernier, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) s’était engagée à mettre en œuvre cet accord en vue de mettre fin au sit-in ayant duré plus de deux mois à l’époque.
Les revendications consistent, essentiellement, à embaucher 1500 chômeurs dans les sociétés pétrolières et 500 autres au sein de la société de l’environnement, de plantation et de jardinage de Tataouine.
Les protestataires d’El Kamour réclament, de surcroît, le déblocage de 80 millions de dinars annuellement consacrés à l’investissement et à l’emploi.

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