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Les répercussions économiques du COVID-19 vues par la BIAT

Fidèle à la tradition, la BIAT a publié sa note de la conjoncture économique de la Tunisie. Il s’agit d’une analyse approfondie de la conjoncture en Tunisie, marquée, comme dans d’autres pays, par la crise du COVID-19 (SARS-Cov-2). Pour la BIAT, il existe une erreur de diagnostic à éviter absolument : évidemment le Covid-19 a eu un impact négatif d’une grande ampleur sur l’économie, néanmoins il est fondamental de distinguer ce qui est attribuable au Covid-19 des tendances de fond déjà observées et confirmées en 2019. A l’échelle internationale, la tendance de ralentissement économique s’est confirmée et s’est accentuée en 2019. L’Italie est passée par une récession économique (deux derniers trimestres consécutifs 2018 de contraction du PIB hypothéquant la dynamique économique en 2019) et l’Allemagne a affiché une baisse préoccupante de sa production industrielle.
Sur le plan national, la banque constate que la production industrielle a poursuivi et confirmé son trend baissier et l’économie a failli s’inscrire dans une trajectoire récessionniste en 2019.

Mesures COVID-19 : ne pas se tromper de priorités…

L’un des paradigmes majeurs qui doivent supporter la conception et le déploiement des mesures de soutien est celui de sauvegarder le tissu économique et l’entreprise suivant une approche élargie, non-discriminatoire et ne s’inscrivant pas dans le court terme. Aucune mesure ne peut être efficace pour sauvegarder les emplois, si elle ne vise pas en premier lieu vigoureusement et rapidement l’entreprise.
L’accent, selon la BIAT, doit aussi être mis sur la promotion immobilière et BTP en difficultés. Un développement a été consacré au secteur du BTP et à la promotion immobilière. Les difficultés connues par le secteur ont été mises en exergue. C’est dire que ce secteur, qui constitue l’une des locomotives majeures de l’économie (notamment grâce à l’effet multiplicateur qu’il induit), doit être priorisé dans le cadre du plan de relance économique d’autant plus qu’il s’agit d’un secteur à forte employabilité (particulièrement les couches vulnérables).

Voici un résumé des recommandations de la BIAT :

· L’Edito : Ne pas se tromper de diagnostic/ L’entreprise à prioriser vigoureusement pour le soutien/ Mettre les moyens massivement et rapidement pour éviter que la récession temporaire se transforme en une dépression durable/ Les opportunités de transformation réelles de l’économie mondiale et des économies régionales / Si la déclinaison de ce qui précède est rapide et effective …demain sera meilleur (et c’est loin d’être une vue de l’esprit).

Les focus (Liban & Française des jeux) :

– Pays des Cèdres, La Fontaine et une histoire de déficits jumeaux malheureux : le case-study du Liban est porteur de plusieurs enseignements : Ce case-study fait ressortir les écueils à éviter autrement c’est le défaut de paiement programmé à l’avance. Quand une économie ne crée pas de la richesse, quand un Etat n’engage pas à temps les réformes nécessaires, l’outil monétaire et la politique de change n’y peuvent rien : au contraire, elles risquent d’occulter l’ampleur des dysfonctionnements et de retarder l’engagement des réformes.

– La privatisation de la française des jeux : Il s’agit d’un case-study particulièrement intéressant, dans la mesure il cristallise les facteurs-clés de succès d’une opération de cession de participation de l’Etat et surtout il met en exergue la nécessité qu’une opération de privatisation doit s’inscrire dans le cadre d’une stratégie bien déterminée permettant un usage pertinent et créateur de richesse (ou améliorant les conditions de création de richesse). Aussi, le concept d’actionnariat populaire (favorisant la dynamisation des marchés financiers) a été au cœur de cette opération et en a été un catalyseur.

(rédaction avec communiqué)

Retrouvez l’intégralité de la note de conjoncture élaborée par la BIAT via ce lien.

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