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Les impacts du COVID-19 sur le secteur du Tourisme : du “choc” à la transformation structurelle

Le tourisme est l’un des secteurs les plus durement touché pendant la crise COVID-19. Selon l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT), le nombre d’arrivées de touristes diminuerait de 60 à 80% en 2020, soit une perte de 910 à 1170 milliards de dollars de recettes touristiques internationales.

Selon le conseil mondial du voyage et du tourisme, l’impact de la crise COVID-19 pourrait mettre en péril 197,5 millions d’emplois touristiques (au pire des cas). Il s’agit d’un chiffre alarmant, car il représente une augmentation d’environ 96% par rapport aux estimations précédentes du World Travel and Tourism Council (WTTC) selon lesquelles 100,8 millions d’emplois pourraient être menacés. Ce chiffre pourrait s’aggraver à mesure que la maladie se propage, entraînant une perte sans précédent pour le secteur et pour l’économie mondiale.
De nombreux voyages ont été annulés et de grands événements publics ont été reportés, mettant en danger de nombreux emplois et entraînant une baisse considérable des revenus du tourisme (Ben Youssef et al., 2020)[1]. Nombre de compagnies aériennes ont été forcées d’ajuster leurs effectifs et de demander aux employés de prendre des congés payés ou non. Lufthansa a simplement demandé aux pilotes de ligne de renoncer à 45% de leurs salaires pendant les deux prochaines années. Sans les plans de sauvetage nationaux, de nombreuses compagnies aériennes auraient pu disparaître du paysage. Selon l’IATA, les revenus générés par les compagnies aériennes en Tunisie chuteront de 0,6 milliard de dollars en 2020, 47% en dessous des niveaux de 2019. Cela met en péril 92 700 emplois tunisiens et 1,2 milliard de dollars du PIB tunisien, généré par le secteur de l’aviation. Je vous laisse imaginer les pertes pour des pays comme les Émirats Arabes Unis ou encore le Qatar.
Sur un autre plan, l’industrie des croisières est en panne sèche aujourd’hui. Cette industrie génère plus de 150 milliards de dollars par an en activité économique mondiale et soutient plus de 1,17 million d’emplois dans le monde en touchant presque tous les secteurs : transports, l’agriculture, l’hôtellerie, production de biens, etc… Afin de lutter efficacement contre la propagation du COVID-19, de nombreux pays ont procédé la fermeture des ports et la suspension des croisières.
Le Tourisme de congrès est lui-même en panne. Les congrès se sont virtualisés et la téléconférence a remplacé les événements physiques. Les recommandations de la majeure partie des institutions internationales vont vers une suspension de ce type de rassemblement afin d’éviter une seconde vague. Bref, Toutes les composantes des activités touristiques sont ainsi touchées.
Si la région de l’Asie de l’Est est celle qui a été la plus durement touchée, force est de reconnaître que les impacts seront aussi importants dans la région du Moyen Orient et en Afrique du Nord (MENA). L’objet de la présente note consiste à analyser les impacts de court et long terme de la crise du COVID-19 sur l’industrie du tourisme dans le monde et de discuter les voies du retour à l’équilibre dans la région MENA et en particulier en Tunisie.

1. L’impact du COVID-19 sur l’industrie touristique dans la région MENA
Pour la région MENA, le tourisme constitue un pilier économique majeur. Il représente environ 5,3% du PIB et 6,7 millions d’emplois selon le WTTC. Le confinement imposé pour empêcher la propagation du COVID-19 a eu un impact sur l’économie des pays de la région MENA, en particulier ceux qui dépendent fortement du tourisme comme le Maroc, la Tunisie, le Liban et l’Égypte.
L’Egypte a été le pays le plus violemment touché. Ce secteur contribue dans ce pays à hauteur de 12% du Produit Intérieur Brut (création de richesse). Selon l’Institut International de Recherche sur les Politiques Alimentaires (IFPRI), les pertes de recettes touristiques représenteront les deux tiers des pertes totales de PIB causées par la crise dans ce pays.
Les pays du Golfe sont également fortement impactés. L’annulation du Dubai EXPO 2020 et du pèlerinage annuel du Hajj en Arabie Saoudite, qui devrait avoir respectivement environ 25 millions de visiteurs et 2 millions de touristes religieux, auront des effets conséquents sur les économies des pays de la région. Dans les pays du Golfe, les recettes touristiques pourraient diminuer de 14 à 17 milliards de dollars (hors des pertes des compagnies aériennes). Ce calcul est bâti sur une hypothèse que la crise dure deux trimestres. Jusqu’à 400 000 emplois liés au tourisme pourraient être perdus.
Partant du rôle stratégique de ce secteur et de la réussite de contenir la première vague du COVID-19, plusieurs pays de la région MENA ont prévu de rouvrir les activités touristiques. La Tunisie a officiellement ouvert ses frontières terrestres, maritimes et aériennes le 27 juin 2020, permettant aux touristes d’entrer sur la base d’un système à code couleur basé sur l’évaluation des risques. La Tunisie, grâce à ses efforts de contenir le Virus, a obtenu le label COVID-Safe et été classée parmi les sept destinations touristiques de premier plan dans un monde post COVID-19. L’Égypte suivra le 1er juillet, avec des mesures d’hygiène et des contrôles stricts pour les arrivées de touristes. Les Émirats Arabes Unis, commenceront à reprendre les activités touristiques le 7 juillet, tandis que les Hajj ne pourrait être effectué que par des résidents étrangers en Arabie Saoudite pour cette année.
La région MENA a été fortement touchée dans un contexte de baisse des revenus pétroliers, baisse des rendements des fonds souverains et de la baisse des revenus du secteur des transports aériens.

2. Pourquoi L’industrie du tourisme est-elle si durement touchée par la crise COVID-19 ?
L’industrie touristique a été plus durement touchée que d’autres industries pour des raisons évidentes (sanitaires) mais également pour des raisons liées à sa dépendance forte d’autres acteurs de la chaîne de la valeur.
Le problème de santé publique et d’interdiction des rassemblements pendant le confinement
Le 11 mars, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré le COVID-19 une pandémie. Afin de ralentir la propagation du COVID-19, de nombreux pays ont imposé le confinement (interdiction presque totale de déplacement des populations). Les vols et les trains ont été suspendus, les métros et les bus ont été fermés et les activités de rassemblement de masse ont été annulées. Cette situation perdure de nos jours et la pandémie progresse à un rythme rapide en Amérique du Nord, en Inde et en Amérique Latine de nos jours.
La lutte contre la propagation du virus a un impact sévère sur le tourisme en raison des interdictions de voyager. Certains secteurs de l’économie ont été touchés très tôt car leur cœur de métier est de rassembler des individus (comme les industries du spectacles). Leur dépendance aux déplacements des individus a conduit à un arrêt total des activités. Ils connaissent des pertes dramatiques.
Les industries touristiques sont fondées sur les rassemblements des individus dans des endroits respectant les conditions sanitaires. En l’absence de solutions durables et en présence d’incertitudes sur les modalités de propagation du virus, il est difficile de nos jours de pouvoir envisager un retour à la normale rapidement de l’industrie hôtelière (exercer avec une pleine capacité). Le rétablissement de l’industrie nécessitera que les restrictions de tous types sur les rassemblements soient levées.
A titre d’exemple, le COVID a été associé au Diamond Princess (le bateau de croisière qui a été immobilisé au Japon où presque tous les passagers ont été infectés). Cet exemple a fortement frappé les esprits. Car la propagation de la maladie a été spectaculaire et a presque touchée 100% des touristes. La reprise des croisières à son niveau d’avant COVID-19 risque de ne pas avoir lieu à court terme en raison de la vulnérabilité sanitaire.

Une forte dépendance à l’égard du transport aérien et du transport maritime

Le secteur du transport aérien a été immédiatement affecté par la crise du COVID-19, avec de nombreux voyages annulés, une réduction spectaculaire du nombre de passagers et des avions cloués au sol. Selon l’International Air Transport Association (IATA), l’impact du COVID-19 sur les compagnies aériennes jusqu’à présent n’est « que la pointe de l’iceberg ». Il continuera d’affecter l’industrie aéronautique dans le monde durablement – au moins pour une décennie.
Les premiers vols annulés ont eu lieu à Wuhan. Ces annulations ont été suivis par de nombreux pays mettant en œuvre des mesures similaires pour tenter de ralentir la propagation rapide du COVID-19. L’OMT (2020) a fait des évaluations basées sur trois dates possibles pour une ouverture progressive des frontières internationales. Tout d’abord, sur la base d’une ouverture à partir de début juillet, la baisse serait de 58% des arrivées de touristes internationaux. Deuxièmement, sur la base de l’assouplissement des mesures début septembre, la baisse serait de 70% des arrivées de touristes internationaux. Troisièmement, si l’ouverture est au début décembre, la baisse serait d’environ 78% des arrivées touristiques.L’OACI estime, de son côté, une réduction globale du nombre de passagers aériens (internationaux et nationaux) de 48% à 62% en 2020 par rapport à 2019 (graphique ci-dessous).

Figure 1 : Évolution des passagers aériens dans le monde 1945-2020 (Source: Transport aérien OACI)

Compte tenu de l’interdépendance des activités de l’industrie hôtelière avec les vols internationaux, le secteur ne peut commencer sa reprise durable avant l’ouverture totale des frontières internationales et la reprise des vols commerciaux réguliers. Cela pourrait ne pas se produire avant 2023.
Les revenus des ménages en baisse et les dépenses des vacances ont été les plus affectées
La crise économique du confinement qui s’est enclenché à la suite de la crise sanitaire est sans précédent. De nombreux pays verront leur croissance économique réduite entre 5 à 20% ! Jamais une crise n’a été aussi violente. Ceci a entraîné des licenciements en masse et une perte d’activité pour de nombreuses personnes. Dans de nombreux pays, le taux de chômage passera la barre symbolique plus de 20% (comme c’est le cas en Tunisie). De nombreuses entreprises ont temporairement réduit leurs activités afin de réduire leurs coûts, et les employés ont été licenciés, invités à travailler à domicile ou à temps partiel.
La baisse des revenus des ménages entrainera des arbitrages, en termes d’annulation ou de report de dépenses. Or, le premier poste qui a été affecté est le poste de dépenses de loisirs et de vacances (tourisme). Certains ménages ont annulé leurs plans de vacances, d’autres ont reportés la décision ou ont écourté la durée.
Un grand nombre de travailleurs ont été contraint d’épuiser leurs congés payés et ne pourront se libérer pour des vacances même en cas de reprise normale de l’activité touristique. Certains ont même consommés les congés payés de 2021 !Même si les conditions sanitaires s’améliorent sensiblement, les contraintes de revenus pèseront sur les dépenses récréatives et sur les dépenses de tourisme.
Évolution des modes de consommation : tourisme vert, éco-responsable et sain
Si le comportement du consommateur a évolué à l’égard des produits touristiques à court terme, le COVID-19 a modifié également les comportements à long terme. Rester en bonne santé et en sécurité est une priorité. Aider à assurer la sécurité des autres a été la priorité absolue pendant le confinement. Le confinement a forcé à changer les comportements d’achat compulsif des ménages et à leur faire éviter les achats chers, peu sains et non durables. La crise de COVID-19 a poussé à dépenser pour acheter des choses plus essentielles. La fermeture des restaurants et des services de restauration a entraîné une augmentation de la cuisine à la maison. Ceci a amené les consommateurs à consommer des aliments plus sains et davantage respectueux de l’environnement.
Dans le même temps, le recours intensif aux technologies numériques a conduit à explorer des produits de e-tourisme : les visites virtuelles et la consommation de biens culturels à distance ont augmenté de manière spectaculaire. Ce boom d’activités numériques dans de nombreux domaines tels que les services à emporter et de livraison, le tourisme virtuel, les rassemblements en ligne, la télémédecine, le e-learning et la pratique du e-sport peuvent demeurer à un niveau de consommation élevé même après le COVID -19 est terminé.Il est possible que ces effets intermédiaires et ces changements de comportement entraînent des changements à long terme dans la consommation durable et respectueuse de l’environnement pour le tourisme.

3. Les voies de rétablissement du secteur touristique dans les années à venir
Pour sortir de la crise sectorielle aigüe, plusieurs politiques et recommandations permettraient un retour progressif à la normal. Nous pouvons citer parmi ces voies la mise en place des labels de sécurité et sanitaire au niveau mondial, limiter la capacité d’accueil et augmenter la qualité, accroître l’usage de la technologie et le développement du tourisme alternatif.

Labels de sécurité élaborées par l’OMT

Des protocoles et des labels de sécurité ont été élaborés par différentes organisations pour aider à rouvrir le secteur de l’hospitalité en mettant la sécurité sanitaire comme priorité absolue. L’OMT a publié une ligne directrice pour aider le secteur du tourisme à sortir plus fort et plus durable de la crise COVID-19, plaçant la sécurité des personnes au premier plan avec l’innovation et la durabilité. Le WTTC a conçu un «Safe Travel Stamp», qui a été adopté par l’OMT. Les protocoles ont été élaborés à la suite de l’expérience des membres du WTTC traitant du COVID19 et sur la base des directives de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Center for Disease Control and Prevention (CDC). Le «Safe Travel Stamp» permettra aux voyageurs d’identifier les destinations qui ont adopté des protocoles de voyage normalisés en matière de santé et d’hygiène, afin que les touristes puissent voyager en toute sécurité. L’Egypte et la Tunisie ont reçu le « Safe Travel Stamp » du WTTC.

Ces labels soulignent l’importance de restaurer la confiance des touristes, par le biais de protocoles de sûreté et de sécurité visant à réduire le risque de propagation du COVID-19, dans l’ensemble de l’écosystème du secteur touristique. Ces labels sont d’ores et déjà opérationnels dans des pays comme la Tunisie et l’Egypte.

Limiter la capacité et augmenter la qualité

Une des mutations fondamentales du tourisme serait d’aller vers davantage de prestations de qualité et d’enrichir les services aux clients. Les contraintes actuelles, imposées par le COVID-19, en termes de limitation de la capacité d’accueil, permettraient d’aller vers ce modèle. D’une part, dès lors que le nombre de clients – par mesure de sécurité – est limité, le temps accordé au client, à son écoute, à la prestation de service devrait augmenter de manière automatique. Cet effort sur la qualité, pourrait permettre de sortir du paradigme du tourisme de masse qui a été destructeur pour la nature, pour les ressources naturelles et pour la qualité des prestations.
Le tourisme “Low Cost” sera fortement remis en cause dans les années à venir pour de nombreuses considérations : écologiques, économiques et politiques. La démocratisation des services touristiques a été accompagnée par une faible création de valeur et une empreinte écologique trop élevée. La Crise du COVID-19 pourrait corriger le modèle d’affaire dans le tourisme et instaurer un modèle alternatif ou la qualité primera sur la quantité.
Utilisation intensive et efficace de la technologie : Hospitalité 4.0
Le secteur touristique accélérera sa transformation numérique pour sortir du COVID-19.Le confinement a vidé les destinations du monde entier, mais les consommateurs ont pu faire l’expérience du tourisme virtuel depuis leur domicile. Le tourisme virtuel a augmenté et a été bien accueilli au cours de cette période. La possibilité de faire des visites virtuelles de diverses destinations touristiques telles que des musées, des châteaux, des galeries, des expositions, etc… montre que l’on peut consommer différemment certains produits. Les destinations populaires ont pu développer des expériences virtuelles permettant aux consommateurs de visiter diverses attractions du monde entier depuis leur domicile.
Ainsi, pendant le confinement, l’Égypte a lancé plusieurs visites virtuelles des sites archéologiques et patrimoniaux les plus célèbres du pays afin de déplacer ses activités touristiques en ligne et d’encourager les gens à rester chez eux au milieu de la pandémie de coronavirus.Les entreprises touristiques devront investir dans la technologie, car les technologies de l’industrie hospitalité 4.0 continueront d’être demandées même après la pandémie.

Le Tourisme alternatif et vert

La crise du COVID-19 nous a fait réfléchir sur les effets du tourisme de masse sur l’environnement et sur l’importance du tourisme vert. Afin de réduire l’impact du tourisme sur l’environnement, il est nécessaire de se concentrer sur le tourisme vert et alternatif. D’une part, les entreprises peuvent se concentrer davantage sur l’innovation et investir dans la durabilité et d’autre part, les consommateurs peuvent préférer des comportements plus durables.Le choix de destinations proches et de modes de transport sobres en carbone, ainsi que la création d’incitations pour les opérateurs touristiques à réduire les émissions peuvent contribuer au développement d’un tourisme durable. En Tunisie, des programmes de tourisme alternatif et durable sont lancés – comme l’initiative Tounes Wejhatouna – afin de diversifier l’offre et être plus en phase avec les aspirations des consommateurs.
Dans le même sens, les hébergements particuliers de type « Airbnb » ouvrent leurs portes sur la base d’un protocole de nettoyage amélioré pour aider les hôtes à se préparer à l’évolution des besoins des clients pendant COVID-19 et au-delà. Les hôtes Airbnb qui s’inscrivent au « Protocole de nettoyage » recevront une formation et une certification. Des informations sur la prévention du COVID-19 sont fournies dans le protocole, telles que l’utilisation de masques et de gants par les hôtes ou leurs nettoyeurs, ainsi que la façon de nettoyer la propriété avec des désinfectants appropriés.De manière générale, l’industrie touristique sera amenée à privilégier les unités indépendantes aux grands blocs des hôtels classiques. Par conséquent, l’avenir du voyage sera caractérisé par la demande des personnes d’être hébergées dans des unités confortables, avec l’intimité et les avantages d’être comme à la maison évitant les foules.

En guise de conclusion

L’impact du COVID-19 sur le secteur touristique risque d’être élevé à court terme. Des adaptations du secteur à la nouvelle donne mondiale montre qu’une « résilience » est possible. Mais au-delà de la résilience, il convient de noter qu’une transformation structurelle est en train de s’opérer dans le domaine du tourisme. A court terme, un véritable plan de relance de ce secteur est nécessaire pour deux motifs essentiels. D’une part, car il conviendra de soutenir l’emploi dans la région qui connaîtra un chômage fort. L’emploi direct et indirect lié au tourisme est élevé dans des pays comme le Maroc, la Tunisie et l’Egypte et une attention particulière est nécessaire. D’autre part, la promotion de la demande intérieure par des politiques ciblées pour des motifs « socio-psychologiques ». Compte tenu des impacts psychologiques du confinement, le soutien des autorités publiques pourrait être argumenté de manière sanitaire. Des interventions publiques, comme c’est le cas de la politique des chèque vacances pratiquée par le département des Alpes Maritimes (France) pour soutenir le tourisme local est à suivre. Ceci permettra aux petits et aux grands de retrouver une santé psychologique en espérant que l’on évitera de nouvelles vagues. A moyen terme, la crise du COVID-19 est une opportunité pour opérer un changement de modèle économique et une transformation digitale forte dans ce secteur. L’ancien modèle d’affaire des industries touristiques dans la région MENA devrait être revu en profondeur, notamment celui pratiqué en Tunisie qui a touché ses limites depuis une décennie.

[1] Ben Youssef, Adel, Zeqiri, Adelina et Dahmani, Mounir (2020) “Short- and long-term”Impacts of COVID-19 on the Hospitality Industry of Developing Countries. Working Paper.

 

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