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L’association de Défense des Droits de l’Homme à Tataouine porte plainte contre le Chef du gouvernement et le Ministre de l’Intérieur

Le directeur exécutif de l’association de Défense des Droits de l’Homme à Tataouine, Zied Hajji, a assuré qu’il envisage d’intenter un procès en justice contre le chef du gouvernement, le ministre de l’intérieur, le gouverneur de Tataouine et tous ceux qui s’avéreront, à la suite des investigations en cours, impliqués dans les événements de lundi 22 juin 2020. Hajji a condamné la manière instrumentalisée par les unités sécuritaires pour lever le sit-in. En effet, il a affirmé que les autorités ont exagéré dans l’usage de la force et qu’ils ont été très violents à l’égard des protestataires. Il a, également, indiqué que le gaz lacrymogène a atteint les maisons et a dérangé les femmes et les enfants.

Notons que la région a observé, ce mardi 23 juin 2020, un « calme prudent » après des affrontements entre les manifestants et les unités sécuritaires, durant la nuit. Par ailleurs, les autorités ont utilisé, d’une façon jugée excessive, le gaz lacrymogène en vue de mettre fin à ces protestations.

En revanche, les jeunes manifestants on délivré une leçon de patriotisme et d’empathie lorsqu’ils ont nettoyé la route et écarté tout ce qu’ils ont utilisé pour la bloquer.

Rappelons aussi que les protestataires d’El Kamour ont observé une journée de colère le 11 juin courant devant le siège de l’URTT et bloqué les routes menant au gouvernorat devant les véhicules des sociétés pétrolières à partir de lundi 8 juin courant.

Les revendications portent, également, sur le mutisme des autorités tenant la présidence de la République, la présidence du gouvernement aussi bien que la présidence du Parlement pour responsables pour la non-application de l’accord signé depuis le 16 juin 2017.En effet, en janvier dernier, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) s’était engagée à mettre en œuvre cet accord en vue de mettre fin au sit-in ayant duré plus de deux mois à l’époque.

De plus, ils expriment, par le biais de ces protestations, leur indignation après l’arrestation du porte-parole du sit-in d’El Kamour, Tarak Haddad.

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