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Hfaiedh: « L’UGTT rejette la réduction des salaires et réclame leur augmentation à partir du mois d’août »

Le secrétaire général adjoint Hfaiedh Hfaiedh a souligné lundi 15 juin dans des déclarations données à l’agence TAP et reprises par Sabra FM que l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) refuse toute réduction des salaires des employés du secteur public et des agents de la fonction publique dans le cadre de la politique gouvernementale d’austérité.
« Nous rejetons toute violation des droits légitimes des travailleurs, car ils ne peuvent pas assumer la responsabilité de la crise financière, a-t-il insisté. La situation économique appelle des discussions entre la partie gouvernementale et ses partenaires sociaux. D’ailleurs, les négociations entre ces différentes parties ont commencé il y a trois semaines », rappelle Hfaiedh.
« L’UGTT s’appuie sur le dialogue. Sa vision est basée sur la lutte contre l’évasion fiscale et sur la prise de mesures pour revitaliser l’économie. Une fois de plus, la centrale syndicale rejette l’adoption par le gouvernement de toute politique unilatérale dont les conséquences risquent d’entraver les droits des salariés », poursuit le SG adjoint qui a révélé que l’UGTT est attendue par plusieurs engagements, dont le décaissement de la troisième tranche d’augmentation des salaires au profit des fonctionnaires, à partir du 1er août prochain.

* »Fin de toutes les formes d’emploi précaire »

« Parmi les échéances dont l’UGTT a admis le report du fait de la situation exceptionnelle vécue par la Tunisie pendant la pandémie du nouveau coronavirus figure l’ouverture d’un nouveau cycle de négociations sociales qui devait commencer début avril dernier », rappelle Hfaiedh Hfaiedh.
Le dirigeant syndical a également mentionné que les engagements de l’UGTT comprennent l’activation et la mise en œuvre des accords sectoriels conclus, ainsi que la fin de toutes les formes d’emploi précaire, y compris l’incorporation de 19 mille travailleurs des chantiers post-révolution.
Il faut rappeler que, dans l’interview accordée dimanche 14 juin au soir à Attassia TV et Mosaique FM, le chef du gouvernement Elyès Fakhfakh a relevé que tout le monde est responsable de la situation générale que traverse la Tunisie.
« Si l’hémorragie n’était pas arrêtée, on pourrait recourir à la réduction des salaires et des pensions de retraite », a-t-il martelé.

H.A.

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