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Etat civil: ces prénoms non-arabes « difficiles à digérer » par les agents municipaux

Au lieu de se pencher sur les dossiers les plus brûlants tels que l’étalage anarchique et la pollution etc, les conseils municipaux de certaines communes tunisiennes semblent être préoccupés par d’autres dossiers qui seraient beaucoup plus urgents à leurs yeux dont notamment celui l’arabisation des prénoms des nouveaux nés. En effet, le décret loi datant du 1957 et l’arrêté ministériel de 2013 interdisant aux parents de donner certains prénoms non-arabes à leurs enfants viennent de refaire surface après la polémique qu’ils avaient soulevé suite à leur adoption, en 2018, par certaines municipalités (A la principauté d’El Kram à titre d’exemple). En effet,  un document officiel interdisant ces prénoms européens, perses, turcs, etc vient d’être de nouveau adopté par le service de l’état civile à la municipalité de Bizerte, suscitant ainsi la colère d’une grande partie des citoyens qui ont dénoncé une loi archaïque tout en appelant à son abolition immédiate.

Intervenant ce matin sur les ondes de Mosaïque Fm, le Maire de Bizerte, Kamel Ben Amara, a réagi à cette polémique précisant que la décision a été prise conformément aux textes de loi en vigueur. Il a ajouté que le chef du service de l’état Civile s’est retrouvé hors la loi en acceptant l’enregistrement de certains nouveaux nés portant des prénoms non-arabes tels que Majdouline, Éline, Hélène, Raquel, Ezel, Angi, Beyazid etc.

Rappelons qu’en 2018, deux parents originaires de Sfax ont dû avoir recours à la Justice afin d’inscrire leur nouveau-né sous le prénom de Massine dans les registres de l’état civil.

 

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