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Economic Policy Dialogue : Comment reconstruire l’après-pandémie du coronavirus ?

« Impacts et opportunités de la reprise » a été le sujet du débat de cette édition spéciale de l’Economic Policy Dialogue. Une vingtaine de responsables et acteurs des différents secteurs du tissu économique et social en Tunisie ont débattu, à cette occasion, au cours d’une rencontre orientée vers des recommandations précises.
Organisé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et la Banque Mondiale (BM) en partenariat avec le bimensuel, l’Économiste Maghrébin et la radio Express FM, le débat a été précédé par la présentation des études analytiques sur l’impact de la crise du Covid-19 sur l’économie tunisienne, réalisées respectivement par le PNUD et la BM/IFC, en partenariat avec le MDICI, l’INS et l’ITCEQ.
La séance présidée par les représentants résidents du PNUD, de la Banque Mondiale et IFC à Tunis, Steve Utterwulghe, Tony Verheijen et Georges Joseph Ghorra, a ainsi montré les impacts certains de la crise sur l’économie tunisienne à divers niveaux : croissance du PIB, pouvoir d’achat des ménages, pauvreté monétaire et multidimensionnelle, fragilité financière pour les entreprises privées dont les micros et petites entreprises.
La contraction économique est estimée entre -4 et -5%. Les études présentées évaluent, par ailleurs, la baisse de l’investissement global de 4,9%. Comme elles prévoient que le taux du chômage pourrait atteindre 21% (15% avant la Covid-19) et la pauvreté monétaire pourrait se situer autour de 19,2% (15,5% avant la pandémie). Une autre étude a montré que plus du tiers des PME et le quart des microentreprises déclarent ne pas tenir au-delà de 3 ou 4 mois.
Une situation qui pourrait s’aggraver si certaines activités ne reprennent pas ou si le pays est exposé à une nouvelle vague de contamination. Ce qui pose le problème de la nécessité de la relance de l’activité économique.
Les différents intervenants ont mis en exergue, à ce niveau, que malgré les difficultés et les perturbations attendues, le tissu économique tunisien est capable de remonter la pente et de saisir les opportunités qui se présentent à lui. En effet, des opportunités ont émergé par la crise « en termes de repositionnement géostratégique, de digitalisation ainsi que de nouvelles approches en matière de développement économique et humain ».
Principalement, les opérateurs économiques ont appelé à dynamiser la diplomatie économique et à investir dans une communication positive pour positionner certains secteurs stratégiques comme l’automobile ou l’aéronautique sous les radars des donneurs d’ordre internationaux.A ce titre, a été souligné l’importance d’une structure fédératrice et de gouvernance à même de conduire les réformes, impulser la reprise économique et mettre en place des programmes sectoriels. Par ailleurs, la majorité des acteurs ont appelé à bénéficier d’appuis financiers dans le sens d’une atténuation des charges sociales et un assouplissement de la fiscalité. Il a été également recommandé de repenser les secteurs sinistrés dans une optique 4.0, c’est-à-dire en intégrant la digitalisation.
Le contexte de demain sera cependant bien différent de celui que l’on a vécu avant la pandémie du coronavirus. Ainsi et à tous les niveaux, des réformes structurelles, financières et mentales se doivent d’être au rendez-vous des mutations qui s’annoncent.

D’après Communiqué 

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