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Crise de Tataouine : la tentative communicationnelle du gouvernement pour calmer les esprits

Il était temps : les membres du gouvernement se sont finalement réunis dans la soirée de ce lundi 22 juin 2020 au Palais du gouvernement à la Kasbah, en présence du Chef du gouvernement, Elyes Fakhfakh, et de plusieurs ministres (Défense, Intérieur, Fonction Publique, Affaires Sociales…).
La réunion ministérielle a été axée sur la crise sociale qui secoue actuellement le gouvernorat de Tataouine, et ce depuis le week-end dernier. Les manifestants d’El Kamour, rappelons-le, ont revendiqué l’exécution des accords d’El Kamour, conclus en juin 2017 avec l’ancien gouvernement de Youssef Chahed. Cependant, ils ont été violemment réprimés par les forces de l’ordre.
Bref : les besoins de la région ont été abordés, notamment les projets à l’arrêt. Les membres du gouvernement, selon un communiqué de la présidence du gouvernement, ont assuré qu’ils comprenaient les revendications des enfants du gouvernorat de Tataouine. Histoire de calmer un peu les manifestants : on apprend, aussi, que deux grands projet à l’arrêt ont pu redémarrer grâce « à une réaction en un temps record ». Voilà de quoi espérer calmer les manifestants de Tataouine. Pour quelle raison ne pas avoir passé ces « coups de fil » plus tôt ? Souvenons-nous que l’accord d’El Kamour a été conclu en juin 2017. Imed Hammami, ancien ministre de la Santé nahdhaoui et qui était en charge du dossier à l’époque, a assuré, ce lundi soir, que 70% des dispositions de l’accord ont été appliquées. Mais ce n’est pas ce que les tataouiniens sur place ont affirmé.

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