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Après ses propos concernant Kaïs Saïed, Lotfi Zitoun épingle Fathi Laâyouni

Le ministère des Affaires locales a réagi, en ce vendredi 12 juin 2020, aux propos du maire du Kram, Fathi Laâyouni concernant le chef de l’Etat, Kaïs Saïed.
Laâyouni s’est, en effet, indigné des agissements de Saïed dans le sens où ce dernier ne l’a pas informé de sa visite à la commune, hier vendredi, lors de laquelle il avait pris part à la prière du vendredi effectuée dans l’une des mosquées de la région.
Ainsi et dans un communiqué rendu public aujourd’hui, le département a assuré qu’en vertu de l’article 24 de la Constitution, tout citoyen est libre de circuler et de se déplacer à l’intérieur et en dehors de son pays sauf exception prévue par l’article 49 de la Constitution.
Et d’ajouter que le président de la République jouissait de cette liberté, en tant que citoyen tunisien, d’autant plus qu’il s’agit d’un symbole de l’unité de l’Etat et d’un garant de son indépendance et de sa pérénnité.
De ce fait, son déplacement sur tout le territoire tunisien ne doit pas être soumis à aucune forme d’autorisation ou de préavis.
Le ministère des Affaires locales a, dans ce sens, jugé que les propos de Fathi Laâyouni portent atteinte à l’institution de la présidence de la République ainsi qu’au prestige de l’Etat.
Une infraction inadmissible surtout émanant de la part d’une autorité élue, indépendamment de son poids, selon le communiqué.
Signalons que Fathi Laâyouni avait précisé qu’il était un ami personnel de Saïed depuis longtemps assurant que ses déclarations ont été décontextualisées.
Il avait assuré qu’il n’avait pas demandé une autorisation du chef de l’Etat pour visiter le Kram. Il voulait uniquement qu’il soit informé de la visite notamment quand il s’agissait de la participation à la prière du vendredi.
Et d’ajouter que la prière du vendredi était particulière et que l’apparition de Saïed à cette occasion relevait des activités publiques à l’instar de la prière de l’Aïd nécessitant, ainsi, un préavis au maire.
Pour Laâyouni, le chef de l’Etat avait violé la Constitution en occultant l’autorité locale affirmant qu’il allait adresser une correspondance officielle à la présidence de la République pour faire part de son mécontentement.

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