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Remaniement ministériel ? Un député du Courant Démocratique explique

Sans doute, le gouvernement d’Elyes Fakhfakh figure parmi les plus « malchanceux » de l’après-2011. Sa naissance était déjà douloureuse avec tous les tiraillements politiques qui ont marqué sa gestation. Une fois entrée en fonction, c’est la crise sanitaire, marquée par le nouveau coronavirus, qui a commencé.
La gestion de cette crise est discutable, même si elle comporte certains points positifs à l’instar de la mobilisation de l’État au profit des plus démunis, impactés par la crise sanitaire. Sur d’autres plans, Elyes Fakhfakh et son équipe présentent un bilan mitigé, notamment en ce qui concerne la lutte contre la corruption et l’indépendance de la Kasbah par rapport à la suprématie d’Ennahdha.
Faut-il changer d’équipe ou la remanier ? Pour le député du Courant Démocratique, Anouar Ben Chahed, on ne peut pas évaluer le travail du gouvernement Fakhfakh pour le moment, même si 90 jours ont passé. Et pour cause, selon le député : la crise sanitaire.
Intervenant dans La Matinale de Shems FM ce mardi 19 mai 2020, il a aussi réagi aux appels à l’élargissement du gouvernement. Pour ce faire, il faut commencer par identifier les points forts et les points faibles de l’équipe. D’un autre côté, il considère qu’il est tout à fait possible de dépasser les différends entre les membres de la coalition. « Il est encore possible d’arriver à bon port », a-t-il assuré au micro de Hamza Belloumi.
C’était l’occasion d’aborder le Pacte de Solidarité dont on entend parler ces derniers temps. Pour le député du Courant Démocratique, le document permettra de tisser de nouvelles relations entre les partis politiques et la Coalition. L’objectif est de réussir à changer l’image des acteurs politiques, terriblement entachée et ternie aujourd’hui.
Outre la crise sanitaire, il faut rappeler que la présidence du gouvernement est très critiquée pour la gestion des affaires politiques. Il y a, à titre d’exemple, les nominations partisanes des conseillers à la Kasbah qui ont fait polémique. Le ministre de la Fonction Publique, Mohamed Abou, a été fustigé, notamment par le Parti Destourien Libre (PDL). De fait, appartenant au Courant Démocratique, il n’avait eu de cesse de dénoncer la corruption avant son arrivée au pouvoir. Aujourd’hui, les observateurs et les opposants politiques affirment que le ministre – que l’on nomme aussi Monsieur Propre – semble avoir cautionné ces agissements qu’il dénonçait jadis.

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