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L’exception tunisienne face au COVID-19 : c’est surtout un travail d’équipe et non celui d’une seule personne

En Tunisie, comme dans certains autres pays, la bataille contre le nouveau coronavirus (SARS-CoV-2 ou COVID-19) est engagée et des bons résultats sont enregistrés. L’exemple tunisien fascine dans bien des domaines et celui de la santé n’échappe pas à la règle. Il est clair que le ministre de la Santé, Abdelatif Mekki, y est pour quelque chose. Il a, d’ailleurs, été remercié, avec d’autres ministres de la Santé, par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) pour avoir partagé la stratégie tunisienne de lutte contre la pandémie.
Toutefois, il faut éviter d’attribuer le mérite de ces bons résultats et de l’exception tunisienne à une seule personne (Abdelatif Mekki).
Oui, c’est le capitaine qui oriente le bateau. Mais ce bateau ne pourra nullement naviguer sans la force des marins et de tout le personnel à bord. C’est exactement la même chose la guerre contre nouveau coronavirus. Sans les hautes compétences de l’administration du ministère de la Santé, de la communauté scientifique, des médecins, des conseillers et sans l’appui des autres organes de l’État, le ministre de la Santé n’aurait pas pu mener seul cette guerre. Le citoyen y est aussi pour quelque chose grâce au respect – quoique discutable – des consignes sanitaires. La stratégie pour laquelle le ministre de la Santé été remercié par l’OMS a, rappelons-le, été élaborée par des compétences tunisiennes et non pas seulement par Abdelatif Mekki.
En sommes, c’est un travail d’équipe et il ne faut, de ce fait, pas oublier les soldats de l’ombre qui travaillent jour et nuit pour que nous ayons, chaque soir, des bulletins épidémiologiques encourageants. Le ministre est sans doute conscient de ce fait. Enfin, espérons-le. Espérons, aussi, que cette folie des grandeurs ne lui montera pas à la tête. Après tout, il reste un acteur politique comme un autre doté d’une volonté de puissance nietzschéenne.
L’heure, maintenant, n’est pas à la glorification ou autre. La Tunisie a besoin de tous ses enfants dans cette période difficile. On doit, de ce fait, rendre à César ce qui est à César.

Fakhri Khlissa

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