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Enquête de l’INS : 60% des salariés en arrêt de travail n’ont pas touché le salaire d’avril 2020

Dans l’objectif de suivre et d’analyser l’impact de la crise sanitaire sur les ménages tunisiens, l’INS (Institut National des Statistiques) a lancé une enquête pour étudier les répercussions de la crise sur la vie des citoyens. Menée en collaboration avec la Banque Mondiale (BM), elle a porté sur 1 369 ménage s représentatifs, par téléphone, et entre la période du 29 avril au 8 mai 2020.
Cette période constitue une première vague de l’enquête et elle a porté sur 1030 personnes. Plusieurs données en sont ressorties. Tout d’abord, on apprend que près de 66% des ménages ont été impactés par la crise du COVID-19 : hausse des prix de l’alimentation ou perte d’emploi. Certaines personnes, parmi ces ménages,66% ont affirmé qu’elles n’ont pas pu se procurer de la nourriture pour des raisons financières. Ceci concerne, surtout, les ménages les plus démunis.
Face à cette situation, 25% des ménages ont puisé dans leurs économies, 25% ont été obligés d’emprunter de l’argent auprès des proches, 15% ont procédé à des paiements différés pour leurs obligations et d’autres ménages ont tout bonnement changé leurs habitudes de consommations alimentaires et non alimentaires.
Pis encore : 40% des personnes interrogées, en arrêt du travial, ont affirmé qu’elles n’ont touché qu’une seule partie de leur salaire d’avril 2020. Seul le tiers des personnes interrogées ont, d’un autre côté, affirmé qu’elles ont pu reprendre leur travail après la fin du confinement – dès le 4 mai 2020 -.
D’autre part, la première vague de l’enquête de l’INS et de la BM révèle que les Tunisiens sont conscients de l’importance des règles sanitaires. En effet, une bonne majorité a adopté les consignes sanitaires basiques, à l’instar de la distance de sécurité.
Soulignons que cette première vague a porté sur les connaissances et les comportements sociaux des Tunisiens en lien avec le nouveau coronavirus, ainsi que sur l’accès aux biens et services et la sécurité alimentaire. Pour sa part, la seconde vague va porter sur l’éducation, la santé mentale et la résilience financière des ménages. Ses résultats seront bientôt publiés.

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