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Ramadan : sommes-nous prêts au pic de consommation ? Explications

Les préparatifs anticipés pour le mois de Ramadan, malgré la crise sanitaire, semblent avoir porté leurs fruits puisque le Mois Saint a bien démarré au niveau des marchés. De fait, les produits alimentaires sont suffisamment disponibles et le pic de consommation que l’on peut constater avec l’arrivée du Mois Saint a coïncidé, cette année, avec le pic de production agricole.
Intervenant dans La Matinale de Shems FM ce vendredi 24 avril 2020, le Directeur général de la Concurrence et des investigations économiques au sein du ministère du Commerce, Yesser Ben Khelifa, a assuré que tout était dans l’ordre au niveau de l’approvisionnement des marchés en produits alimentaires. « Nous étions déjà prêts pour le Ramadan. L’approvisionnement du marché se fait régulièrement en produits locaux. Aucun produit n’a été importé pour les fruits et légumes. L’Etat a, en revanche, importé de la viande rouge étant donné que le marché local est encore fermé [en raison de la crise sanitaire]. Pour le mois du Ramadan donc, nous avons importé 200 tonnes de viandes », a-t-il expliqué au micro de Hamza Belloumi.
Les fruits et légumes, poursuit le Directeur général, seront largement disponibles durant le Mois Saint. On compte, en effet, 35 000 tonnes de pommes de terre, 26 000 tonnes de tomates, ou encore 17 500 tonnes de fraises. Il est tout à fait normal, d’un autre côté, d’observer une certaine pression sur les prix des fruits. « Il nous reste encore les agrumes et nous avons des stocks de pommes et de dattes [pour rééquilibrer la balance] », a-t-il précisé.

La sécurité dans les marchés est-elle assurée ?
Le responsable a, également, assuré, que tout se passait bien au niveau des récoltes. De ce fait, l’approvisionnement des marchés de gros se fait régulièrement. Les primeurs, pour leur part, s’approvisionnent quotidiennement. « Le marché de Bir El Kassaa est ouvert 7 jours sur 7. Idem pour les marchés municipaux. Il faut juste respecter les consignes sanitaires », a-t-il déclaré.
Concernant la viande blanche, la production nationale est aussi importante. Durant le Ramadan, 11 000 tonnes de viandes de poulets seront injectés sur le marché, avec un stock de 1540 tonnes. Le Directeur régional parle d’une injection de 6000 tonnes d’escalopes de poulet (stock de 1613 tonnes), de 155 millions d’œufs (avec un stock de 32 millions d’unités), de 2,5 millions de litres de lait chaque jour avec un stocks de 30 millions de litres – sachant que la consommation quotidienne est de 1,8 millions de litres -.
D’un autre côté, Yasser Ben Khelifa a mentionné une baisse des prix par rapport au Ramadan 2019, et ce en raison de l’approvisionnement massif du marché. Elle concerne, notamment, les pommes de terres – 1,400 dinar le kg contre 1,600 dinars en 2019 -, ou encore le piment doux – 2,500 dinars le kg contre 3,700 dinars le kg en 2019 -.
Il s’agit, par ailleurs, d’assurer la protection des consommateurs et des producteurs dans ce contexte de crise épidémiologique, marquée par la propagation du nouveau coronavirus (COVID-19). Selon le Directeur général de la concurrence et des investigations économiques, les unités de la police municipale et environnementale sont mobilisées afin de faire respecter la distanciation. Dans les marchés, tout le monde est muni de masques de protection et les gels désinfectants y sont disponibles à la demande. « Au marché central de Bir El Kassaa, nous avons décidé de ne laisser que deux portes ouvertes afin de contrôler les entrées et les sortes », a-t-il encore précisé.

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