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Coronavirus : Ce qu’on ne dit pas assez pour s’en protéger

Au moment où le mot d’ordre général, un peu partout dans le monde, est au confinement total de la population, cette mesure radicale occulte une insuffisance notoire dans le discours public de prévention.
Assurément, un tel manque de clarté pour le public est la cause réelle de la diffusion de la maladie, le manque d’information juste et fiable étant la cause directe des comportements regrettables indifférents à la gravité du mal et donc aux mesures de prévention, y compris celles qui se veulent radicales.

Par Farhat Othman

Rappeler la raison des précautions à prendre
Au vrai, si l’on insiste, et avec raison, sur la nécessité de se laver les mains à plusieurs reprises dans la journée ou de garder une distance minimale d’un mètre avec son prochain, on omet d’en dire suffisamment la raison, et de la redire même jusqu’à s’en lasser.
En effet, on se limite à préciser qu’avec de tels gestes impératifs de prévention on diminue, sinon on élimine, le risque de transmission du virus comme si tout un chacun le portait, y compris ceux qui ont un peu de fièvre sans nul autre symptôme.
Ce qu’on ne dit pas assez pour bien et mieux se protéger de ce virus, c’est qu’il ne se transmet qu’en infiltrant la bouche, le nez ou les yeux par l’intermédiaire des humeurs humaines : gouttelettes de salive, expectoration de toux, postillons, sécrétion du nez, de la bouche, etc.
C’est pourtant ce qu’il faut surtout surveiller chez son prochain en vue de l’éviter en s’en éloignant d’un mètre au moins, et même plus en cas de présences de tels symptômes. Non pas qu’il soit vraiment contaminé, mais parce qu’il en offre sur un plateau à qui l’entoure les véhicules assurés de transmission de l’éventuelle maladie qu’il porterait.

Rappeler le mode de transmission du virus
Car si la présence du virus est potentiellement dangereuse sur diverses surfaces, que cela soit la peau humaine ou un objet quelconque de la vie quotidienne, comme la  monnaie, le  loquet d’une porte, etc., elle ne l’est pas d’office. A la vérité, le virus déposé sur un tel objet par une personne contaminée ne reste dangereux qu’un certain temps de survie en dehors d’une cellule humaine. Il n’est donc transmissible que si l’on ne prend pas aussitôt le soin de se laver les mains quand on soupçonne avoir touché une surface possiblement infectée. Ainsi, avec le savon ou le gel approprié, on élimine tout risque.
Par conséquent, la présence en soi du virus ne suffit pas à le rendre dangereux quand on réagit comme il est conseillé, sans nulle panique. C’est d’autant mieux à avoir à l’esprit qu’il nous faut savoir aussi qu’on peut parfaitement toucher une surface à risque sans être contaminé même si l’on n’a pas eu la possibilité de se laver les mains. Effectivement, on est prémuni tant qu’on n’aura pas porté ses mains à la bouche, au nez ou aux yeux. Ce sont les seuls conduits connus à ce jour du virus l’introduisant dans le corps humain par les sécrétions précitées.
Il est regrettable que dans le grand public de tels détails importants restent encore peu connus. Au-delà de ce qu’on répète à satiété dans les médias sur la nécessité de se laver les mains, de  garder ses distances avec autrui et de sortir dans la rue le moins possible, on omet l’essentiel qu’on vient de rappeler. Pourtant, c’est ce qu’il faut faire savoir en premier afin de réussir à arrêter la propagation du coronavirus en attendant de l’éradiquer.
Confinement ou pas de la population, le risque est gros qu’en l’absence d’attention suffisante à son mode opératoire par une information ciblée, le virus continuera à se propager à la faveur de l’ignorance du large public de la cause de sa propagation, son mode précis de transmission.

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